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	<title>Hourai NEETwork &#187; Pornographie Visuelle</title>
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	<description>「100% fagtastic, 100% fagbulous - 1000% Esprit Dôjin」</description>
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		<title>メリークリスマス edition 2009</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 22:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout d&#8217;abord merci à Lucie pour son délicieux gâteau. Show &#9660; En cadeau 2 artworks du prochain film de Makoto Shinkai annoncé il y&#8217;a quelques jours. [-&#62;] Source: le site de Shinkai [-&#62;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Tout d&#8217;abord merci à Lucie pour son délicieux gâteau. <a href="javascript:void(null);" onclick="s_toggleDisplay(document.getElementById('SID976647620'), this, 'Show &#9660;', 'Hide &#9650;');">Show &#9660;</a></p>
<div id='SID976647620' style='display:none;'>
<p><a rel="attachment wp-att-185" href="http://blog.eientei.net/fr/2009/12/25/%e3%83%a1%e3%83%aa%e3%83%bc%e3%82%af%e3%83%aa%e3%82%b9%e3%83%9e%e3%82%b9-edition-2009/lucie-tarte-citron/"></a><a href="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/12/Lucie-tarte-citron.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-185" title="Meringuée ça aurait été encore mieux mais c'était déjà bien bon :3" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/12/Lucie-tarte-citron-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>
</div>
<p><img class="size-medium wp-image-178 alignleft" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/12/new-shinkai-1-300x211.jpg" alt="" width="300" height="211" /><img class="size-medium wp-image-181    alignleft" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/12/new-shinkai-21-300x211.jpg" alt="" width="300" height="211" /></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">En cadeau 2 artworks du prochain film de Makoto Shinkai annoncé il y&#8217;a quelques jours. [<a href="http://www.animenewsnetwork.com/news/2009-12-21/distant-star-makoto-shinkai-outlines-next-work">-&gt;</a>]</p>
<p style="text-align: left;">Source: le site de Shinkai [<a href="http://www2.odn.ne.jp/~ccs50140/sayonara/index.html">-&gt;</a>]</p>
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		<title>Byousoku 11.2 km &#8211; Une chaîne d’histoires courtes sur notre distance -</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 12:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smankh</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avant-propos : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d&#8217;hébergeur, malheureusement les précédents ne fournissaient qu&#8217;un extrait, il m&#8217;étaient donc impossible à récuperer. Salutations, je suis Smankh, fidèle lecteur depuis quelques années maintenant de la blogosphère française etinternationale, je saute enfin la marche et rejoins mes idoles de toujours. Otaku dans l’âme, j’aime l’iyashikei, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="c59422" style="text-align: left;">
<p><span style="color: #008000;">Avant-propos  : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d&#8217;hébergeur,  malheureusement les précédents ne fournissaient qu&#8217;un extrait, il  m&#8217;étaient donc impossible à récuperer.</span></p>
<p><em>Salutations, je suis Smankh, fidèle lecteur depuis quelques  années maintenant de la blogosphère française etinternationale, je  saute enfin la marche et rejoins mes <a href="http://www.ffenril.info/">idoles</a> de toujours. Otaku dans l’âme, j’aime l’iyashikei, la romance et le  nekketsu ce qui inclut forcément <strong>Hidamari Sketch</strong>, <strong>ARIA</strong>,  <strong>Love Hina</strong> et <strong>Genshiken</strong>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>La vitesse de libération terrestre ou deuxième vitesse cosmique est de l&#8217;ordre de 11.2km/s</em></p>
<p>En ce jour de répit pour le petit préparationnel que je suis,  plusieurs éléments de ma vie reviennent au premier plan. L’article de <a title="LA spatule !" href="http://www.gamekult.com/blog/zratul/136894/5+Centimeters+Per+Second.html">zratul</a> puis celui de <a title="tin" href="../2009/02/14/une-nouvelle-saint-valentin-une-nouvelle-chance/">nyo</a> m’ont rappelé à quel point la dernière œuvre de <a title="Shinkai.  Makoto Shinkai." href="http://www2.odn.ne.jp/%7Eccs50140/">Shinkai</a> avait une place importante dans mon système de représentations. En effet  <strong>Byousoku 5 cm</strong>, ce triptyque émouvant qui représente  avec une extrême justesse et une profonde poésie le sentiment de la  distance a été un des déclics qui ont changé l’image que j’avais créée  de ma propre personne.</p>
<p><span id="more-335"></span></p>
<p>En tant qu’otaku, j’ai toujours ressenti un amour profond,  éternel, même obsédant pour les objets de ma passion. Mais ce sentiment  de constance, de stabilité, je ne le retrouvais que très rarement dans  la <a title="IRL" href="http://i166.photobucket.com/albums/u106/jodogohoo/2161ym1.jpg">vie</a>.  Les amis qui s’éloignent, les amours qui se perdent, je me suis  retrouvé volontairement seul, désirant m’éloigner de ces sources de  tristesse que sont les relations humaines. Takaki, enfermé dans son  amour pour son amie d’enfance, si proche de lui par essence, ne trouve  que le désespoir quand il confronte la réalité de leur distance à son  sentiment le plus profond. De même, j’ai construit la plupart de mes  relations comme des piliers de ma vie, constantes immuables, mais le  réel rattrapant mes idéaux, j’ai souffert.</p>
<p>Cette souffrance, Makoto Shinkai la retranscrit parfaitement.  Comme à son habitude les personnages, volontairement simples dans leur  stylisation, se détachent des paysages, eux, peints dans un mélange  subtil d’objectivité photographique et de poésie visuelle. Et cette  opposition est au centre des trois parties du film. La pureté du design  des protagonistes résonne avec celle de leur amour, idéal, impossible  tandis que la subtilité et la complexité de l’atmosphère que dégage leur  environnement réaliste incarnent un monde privatif mais si vaste.</p>
<p>Dans <em>Cosmonaut</em>, on pourrait croire que Takaki a enfin  trouvé le fil conducteur de son existence, cette fois-ci, sans faire  l’erreur de choisir son but dans un idéal inaccessible ; mais c’est <a title="宇宙空間" href="http://www.nasa.gov/">l’espace</a>, thème récurrent  chez Shinkai, qui sera la passion du héros. Encore une fois, ce n’est  que la représentation de son amour pour Akari (ai-je mentionné mon amour  pour ce <a title="灯里/あかり" href="http://konachan.com/post?tags=mizunashi_akari&amp;searchDefault=Search">prénom</a> ? Et bien, je <a href="http://scottd.wordpress.com/about/">le</a> fais). La distance écrasante qui sépare la Terre des autres astres est  la même que celle qui torture le jeune homme. L’espace est donc cette  distance que peint Shinkai, car le temps n’a que peu d’importance dans  les sentiments, thèse que le réalisateur avait démontrée dans <strong>Hoshi  no Koe</strong>.</p>
<p>Toutefois, dans cette <em>chain of short stories about their  distance</em>, un personnage cependant semble sortir de l’équation. Si  Akari réussit à transformer cette relation en un souvenir puissant qui  lui permet de continuer à vivre, <a title="la surfeuse" href="http://www.jpsa.com/">Kanae</a>, en effet, est l’étrangère. Elle  est subjuguée par la puissance du sentiment du jeune lycéen, chose  qu’elle ne comprendra qu’après être réellement tombée amoureuse. Cette  jeune fille très banale, sans but dans la vie, est le personnage qui m’a  le plus marqué. En effet, elle représente mon univers quotidien,  étranger à mes pensées, la plupart du temps intrigué ou repoussé par mon  obsession mais aussi, de façon exceptionnelle, émerveillé par cette  dévotion, cet amour, cette foi même qui est devenue l’essence de ma vie.</p>
<p>Que comprend celui qui me voit pleurer en écoutant la bande-son  de ce film ? Qu’entend-il quand j’essaye de lui faire ressentir ce que <a title="天門" href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/people.php?id=14455">Tenmon</a> a provoqué en moi en composant Sora to Umi no Shi (空と海の詩) ? C’est ce  qu’apporte Kanae, personnage central de la deuxième partie de  l’histoire, qui explicite la pensée des personnes en dehors de ce  sentiment puissant qu’est l’amour, que dis-je, la passion. La différence  se trouve à ce niveau-là, ceux qui vivent autour d’une passion mais qui  vivent par elle, et ceux, plus libres, qui peuvent vivre sans. Mais ces  personnes comprennent-elles alors la signification de ce mot que nous  scandons volontiers pour nous rassembler ? Je pense nyo, que d’avoir  ressenti les mêmes sentiments que Takaki n’est pas nécessaire pour  apprécier Byousoku 5 cm, mais il faut avoir ressenti cette passion qui  fait de nous ce que nous sommes. Toutefois, l’inclusion du personnage de  Kanae rend possible non seulement la compréhension de notre différence  essentielle mais aussi l’identification à ce personnage, si humain, mais  si différent de notre monde.</p>
<p>Makoto Shinkai, transmet non seulement la mélancolie et le  désespoir que connaît celui qui préfère l’idéal rêvé à la réalité mais  insiste de plus sur la différence profonde qui existe entre les humains.  La passion amoureuse de Takaki est éternelle, comme pour tous les héros  masculins du réalisateur, mais cette force ne pourra développer son  véritable potentiel, en l’absence de son objet. Akari réussit, elle, à  se défaire de ce sentiment destructeur pour le transformer en un élément  fondateur de sa vie, c’est en somme, ce que le héros et nous-mêmes  n’arriveront jamais à faire.</p>
<p><em>J’espère que la lecture de ce premier billet vous a été  agréable, j’essaierai pour les éventuels billets futurs de m’améliorer  au niveau du style et du plan, et peut être d’ajouter quelque inside  jokes ? </em></p>
<p><em>NB : cet article est volontairement incomplet et ne traite que  des parties que j’ai jugé pertinentes d’être ajoutées à la discussion,  la dernière partie du film, au nom éponyme, n’est donc pas traitée, même  si elle est à mon sens l’élément le plus important du message de  Shinkai.</em></p>
<p><em>PS : bon SAD à tous, même si ce post est publié le 15 février. La  mise en page est pas terrible, parce que je découvre WordPress, vous  m’excuserez bien sur ce point là ?</em></p>
<p><em>PS 2 : Un grand merci à nyo, qui a rendu tout cela possible. <a href="http://kyouray.free.fr/?p=508">L’appel à la PASSION</a> avait  résonné au plus profond de mon être mais il fallait la présence d’un  deuxième adepte du “<a title="Le BIEN" href="http://toddsieling.com/slowblog/?page_id=10">slow blogging</a>”  pour me motiver. Merci encore.<br />
</em></p>
<p>Preview : “Gendai Shikaku Bunka Kenkyuukai”</p>
</div>
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		<title>Une nouvelle Saint Valentin, une nouvelle chance</title>
		<link>http://blog.eientei.net/2009/02/14/une-nouvelle-saint-valentin-une-nouvelle-chance/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 05:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nyo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avant-propos : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d&#8217;hébergeur, malheureusement les précédents ne fournissaient qu&#8217;un extrait, il m&#8217;étaient donc impossible à récuperer. Normalement je devrais être en train de dormir mais cette journée précédant la Saint Valentin (retirez 9h de votre horloge pour avoir mon heure locale) m’a laissé dans un état misérable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="c59357">
<p><span style="color: #008000;">Avant-propos  : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d&#8217;hébergeur,  malheureusement les précédents ne fournissaient qu&#8217;un extrait, il  m&#8217;étaient donc impossible à récuperer.</span></p>
<p>Normalement je devrais être en train de dormir mais cette journée  précédant la Saint Valentin (retirez 9h de votre horloge pour avoir mon  heure locale) m’a laissé dans un état misérable émotionnellement parlant  : visionnage de Clannad After Story 18 qui contient ma scène favorite  du visual novel et un revisionnage de <a href="http://www.gamekult.com/blog/zratul/136894/5+Centimeters+Per+Second.html">Byousoku  5 cm suite au billet</a> de <a href="http://www.gamekult.com/blog/zratul">mon ami la spatule</a>.</p>
<p>Comme je préfère me réserver pour plus tard en ce qui concerne  Clannad, ce billet se concentrera surtout sur l’oeuvre de Makoto Shinkai  avec quelques paralèlles avec Hoshi no Koe et Kumo no Mukou (dont le  dvd devrait paraître en France sous le titre “La tour par de-là les  nuages” prochainement) donc si vous n’avez pas vu 5cm/s évitez de lire  ce qui va suivre. Ah et oui il y’aura pas mal d’ego-blogging injecté  dans ce billet, vous êtes prévenus, non pas que je tienne à parler de ma  vie privée mais disons que mes diverses (in)expériences personnelles  m’ont permis d’apprécier les différentes oeuvres d’une façon différente.  Je n’apporterai surement rien de nouveau sur tout ça mais je tenais  quand même à partager mon point de vue, surtout que mon blog est fait  pour ça.</p>
<p><span id="more-342"></span></p>
<p>A vrai dire je ne sais pas trop par où commencer, Byousoku 5 cm est  un anime tellement fort émotionnellement (même si Kumo no mukou reste  mon préféré de Shinkai) que j’ai du mal à maintenir un niveau d’écriture  décent ainsi que j’en perds mes capacités de raisonnement logique mais  comme je ne suis pas là pour écrire objectivement, ce ne sera,  heureusement, pas trop un problème. Histoire de faire une introduction  correcte, passons d’abord en revue les trois parties qui composent cette  oeuvre réalisée de la main du maitre Shinkai.</p>
<p>La première partie, <em>Oukashou</em>, est de loin celle qui m’a le  plus touché <em>emo</em>tionnellement car c’est sûrement celle qui me  parle le plus ayant eu l’occasion de “subir” les aléas d’une relation à  distance. La distance physique joue pas mal dans une relation, devoir  passer beaucoup de temps dans les transports n’est pas ce qu’il y’a de  plus plaisant.</p>
<p>Même si la distance entre Akari et Takaki n’était pas si grande que  ça, cela représentait quand même pas mal d’heures de perdues sans  compter l’argent qu’il faut dépenser à chaque fois. Pour les curieux, à  l’heure actuelle, il faut environ deux heures pour aller de  Goutokuji/豪徳寺 (la station où habite Takaki dans <em>Oukashou</em> et  d’ailleurs je passais par cette station tous les jours durant mon séjour  au Japon) jusqu’à Iwafune/岩舟 (la plus proche pour rejoindre Akari) et  débourser dans les 4000~4500 yens (environ 35 euros avec le taux de  change morose d’aujourd’hui) juste pour un aller, comme vous le  constatez ce n’est pas vraiment trivial comme “voyage” surtout pour des  adolescents encore au collège.</p>
<p>L’une des choses que pas mal ont tendance à oublier c’est que cette  première partie se déroule dans le milieu des années 90 (1995 peut-être  si je ne me trompe pas), ce qui explique pas mal l’absence de téléphone  portable et le fait qu’ils entretiennent une correspondance épistolaire.  A un moment donné on voit Takaki tracer et noter le parcours qu’il va  devoir effectuer, j’ai trouvé ce petit détail particulièrement touchant,  me rappelant moi-même il y’a presque une dizaine d’années quand  internet n’était pas encore ancré dans ma vie et qu’il ne suffisait pas  de 3 clics pour avoir son itinéraire tout fait pour ne pas me perdre  dans les transports (oui bon j’étais pas très débrouillard non plus à 11  ans mais passons ~).</p>
<p>Empruntant régulièrement les transports en commun, dont surtout le  train et j’ai droit à des problèmes beaucoup trop souvent, je partage la  frustration de Takaki lorsqu’il se retrouve bloqué dans le train sans  pouvoir rien faire, les minutes qui précédaient le bloquage du train  servaient d’annonce à la réunion de nos deux jeunes “héros” et étaient  suffisement intenses pour faire de cette annonce l’effet d’une bombe  lachée le pauvre Takaki dont le monologue retranscrit parfaitement toute  la souffrance qu’il peut ressentir à ce moment précis. Rien de plus  énervant que de se sentir impuissant et ne pouvoir qu’attendre que les  minutes s’écoulent lentement alors que quelqun nous attend sans pouvoir  contacter cette personne est particulièrement l’une des choses les plus  frustrantes que j’ai eu l’occasion d’affronter mais cette interminable  épreuve de patience ne sera pas sans récompense : la scène de  retrouvailles dégage une magie sans précédent.</p>
<p>Simple et efficace, cette scène de retrouvailles après cette longue  année de séparation se révèlera être l’une des plus touchantes qu’il  m’ait été donné de voir dans un anime ces dernières années. Tout comme  Takaki qui arrive fatigué et affamé, le spectateur trouvera un réconfort  auprès d’Akari et même si le voyage qu’il a effectué peut sembler  trivial, il a été pour lui une véritable épreuve psychologique : entre  le chemin à parcourir avec les divers changements à faire, le retard et  surtout le fait d’avoir perdu la lettre qui contenait tous les  sentiments qu’il avait accumulé en un an de séparation, ce n’est pas  rien pour un jeune adolescent et tout ça n’avait pour but que de  retrouver une personne pour qu’il affectionne par dessus tout.</p>
<p>Tout  est loin d’être rose et même si ces retrouvailles forment un moment de  réconfort, même si la distance qui les séparait vient d’être balayée,  même si ce baiser a fait disparaître l’espace d’un instant toute leur  souffrance; tout cela semble bien superficiel comparé à ce qui les  attend et c’est justement quelque chose dont ils sont parfaitement  conscients. Malheureusement pour eux, le bonheur de ce moment reste  éphémère et la réalité se fait d’autant plus pesante si on y ajoute le  monologue de Takaki : après tout ce temps passé loin l’un de lautre,  après ce morne voyage en train, après ces retrouvailles émouvantes,  après ce baiser fugitif, après cette nuit partagée dans une intimité  absolue, les revoilà sur le quai à se dire au revoir tout en sachant  qu’ils ne pourront pas rester ensembles. On se trouve donc face à deux  adolescents, à un âge où tout semble possible et où on cherche à tout  controler, qui doivent accepter le fait que leurs sentiments ne se  concrétiseront jamais et peu importe leur intensité.</p>
<p>C’est donc sur une séparation que se finit cette première partie tout  comme elle avait commencé et en dépit de toute cette amerturme, on se  surprend à contempler la beauté simple de cette histoire de deux êtres  qui se retrouvent séparés par la force des choses. La vraie force de ce  premier segment est la simplicité avec laquelle il arrive à  retransmettre les sentiments des personnages et ce de façon sobre sans  artifices, on ressent de la pitié pour Takaki lorsque son train est  bloqué dans la neige puis une certaine empathie pour nos deux  protagonistes lorsqu’ils partagent cette fragile intimité dans leur  étreinte pour finir sur une touche mélancolique. <em>Oukashou</em> place  la barre très haut dès le départ et donne le ton d’entrée de jeu, si la  magie n’a pas pris elle ne prendra pas après car les deux “épisodes”  qui suivent s’inscrivent dans la même ligne directrice.</p>
<p><em>Cosmonaut</em> nous raconte l’histoire, cette fois-ci, du point  de vue d’un nouveau personnage qui se révèle être une des camarades de  classe de Takaki après son déménagement : Kanae. Se déroulant 4 ans  après <em>Oukashou</em>, on retrouve ici des technologies plus proches  de nous avec notamment le téléphone portable de Takaki avec lequel il  semble être resté en contact avec Akari. La distance n’est non plus  physique mais psychologique, Kanae est proche de Takaki dans le seul où  ils sont dans la même classe et discutent de temps en temps entre eux  mais malheureusement pour elle, Takaki a encore l’esprit occupé par son  amour de jeunesse (et premier qui plus est) et la distance qui les  sépare semble être astronomique.</p>
<p>A force de volonté, Kanae arrivera peu à peu à se rapprocher de  Takaki mais même si elle arrive à réduire la distance qui les sépare de  façon étonnante, il restera toujours une crevasse qu’elle n’arrivera  jamais à traverser peu importe tous les efforts qu’elle y mettra. Cette  infranchissable distance est en fait la présence impérissable d’Akari  dans l’esprit de Takaki, 4 ans se sont écoulés depuis leur séparation et  pourtant il est encore impossible à Takaki de renoncer à son premier  amour ce qui a pour effet de le rendre imperméable aux sentiments de  Kanae pourrait exprimer à son égard. C’est d’autant plus déplorable pour  cette dernière qu’on apprend que Takaki écrivait dans le vide, ayant  rompu tout contact avec Akari, il s’est enfermé dans une spirale  d’illusions où le souvenir qu’il a d’Akari se trouve être idéalisé et  c’est cela même qui empêchera Kanae de pouvoir percer à travers le coeur  de Takaki.</p>
<p>L’amertume  se retrouve encore une fois dans l’impossibilité pour une personne  d’accéder à son désir le plus intense mais cette fois-ci on n’a pas  affaire à non pas deux êtres dont les sentiments sont réciproques mais  bien à une romance à sens unique, on éprouve une certaine pitié pour  Kanae qui se retrouve face à la dure réalité : l’homme qu’elle avait  idéalisé se révèle être totalement hors d’atteinte car son regard est  porté ailleurs et c’est par une douloureuse ironie qu’elle comprend que  la raison pourquoi elle s’intéressait à lui c’était bien parce qu’il  désirait qu’elle chose qu’elle ne pourra jamais lui donner, elle était  attirée par lui car elle ne pourrait jamais l’avoir pour elle.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Tis better to have loved and lost<br />
Than never to have loved at all</em></p>
<p>Nous voilà transportés en 2008 soit 9 ans après <em>Cosmonaut</em> pour entrer dans la phase finale qui porte le titre de ce film découpé  en trois parties : <em>Byousoku 5 cm</em>. On retrouve ici Takaki de  retour à Tokyo en tant que développeur en informatique, vivant dans un  appartement et apparement seul sans aucune trace d’Akari. Cette dernière  semble être allée de l’avant et a (re?)fait sa vie avec quelqun  d’autre; néanmoins, elle n’a toujours pas oublié Takaki et nous le  rappelle lorsqu’elle retrouve sur la lettre qu’elle voulait lui donner  13 ans auparavant mais depuis les choses ont évolué et les gens ont  changé. Takaki quant à lui semble toujours être accroché à ce passé et  même s’il semble avoir eu des relations avec d’autres filles, on sent  qu’Akari occupe encore une place centrale dans son esprit et c’est  malheureusement ce qui le bloquera et l’empêchera d’aller de l’avant.</p>
<p>L’une des grandes qualités de <em>Byousoku 5 cm</em> est la façon dont il présente les relations humaines, d’un côté on a  Takaki le “héros” qui s’accroche désespérement à son premier amour  tandis que celle-ci a su laisser son passé derrière elle pour s’occuper  de son futur, un futur dans lequel elle semble avoir trouvé son bonheur.  Là où <em>Oukashou </em>illustrait de façon touchante ce qui se passe  lorsque deux personnes attachées l’une à l’autre se retrouvent (avec  l’idée de distance physique qu’on retrouve dans Hoshi no Koe) et <em>Cosmonaut</em> quant à lui nous balançait à la figure la brutalité silencieuse d’une  romance à sens unique (une distance psychologique et symbolique  retrouvable dans Kumo no Mukou, Yakusoku no Basho); <em>Byousoku 5 cm</em> offre une amère introspection Takaki qui se livre à un vrai travail  d’évolution et qui finit sur un semblant de détachement par rapport à  ses rêves et ses désirs : la distance qui le sépare d’Akari est  désormais impossible à rattraper et il en est parfaitement conscient et  pourtant même s’il semble vouloir aller de l’avant, on ne peut que  s’interroger sur sa capacité à se défaire de cet amour <strong>PASSION</strong>né  pour Akari. Il y’a une certaine “pureté” dans l’affection que porte  Takaki à Akari, être séparé d’elle lui a fait idéalisé le souvenir qu’il  en avait et même s’il est en partie responsable de cet éloignement on  ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour son personnage tout  comme pour Kanae qui a décidé de son propre chef de se distancer de  Takaki, la résignation est surement le plus douloureux des choix qu’ils  aient pu faire et pourtant ils ont quand même eu le courage de faire ce  pas déterminant.</p>
<p>Même si la fin semble dure elle n’en est pas totalement négative pour  autant, le rythme des 3 segments montre comment une relation que  partagent deux êtres proches semble s’évanouir dans le néant avec la  distance mais offre aussi des perspectives de futures qui ne sont pas  toutes sombres pour peu qu’on sache accepter d’avancer dans la vie car  elle est riche de rencontres et d’expériences qui peuvent être plus ou  moins dures. Bien qu’Akari ait fait sa vie avec quelqun d’autre, on voit  encore que les souvenirs de cette nuit d’hiver reste pour elle  impérissable et font partie intégrante de sa personnalité. La vraie  beauté de <em>Byousoku 5 cm</em> ne vient non pas d’une romance  artificielle faite pour plaire à ceux en mal de romans à l’eau de rose  mais bien d’une peinture réaliste de personnages qui sont profondément  humains avec leurs qualités et leurs défauts et induit chez le  spectateur une douce mélancolie.</p>
<p>Généralement je considère que la moitié de mon plaisir d’anime fan  vient des discussions avec d’autres fans, partager ses impressions est  une des expériences les plus riches de ce côté là; par contre j’essaye  de prendre un peu de recul par rapport aux personnages, ne pas essayer  de trop me projeter à travers eux pour ne pas altérer la vision que  j’aurais d’eux en y ajoutant mon jugement personnel mais je dois avouer  que pour <em>Byousoku 5 cm</em> je n’ai pas pu m’empêcher de me  remémorer certaines parties de mon passé et de me sentir proche de  Takaki. Du côté du plaisir, cette dernière oeuvre de Makoto Shinkai fait  plus que combler mes attentes et j’y trouve un plaisir incessant à en  discuter régulièrement tout en applaudissant la maturité et le réalisme  du scénario pourtant simple comme bonjour ainsi qu’une réalisation  magnifique avec des décors qui arrivent à dépasser la beauté de la  réalité, rarement un anime aura su offrir des images aussi  époustouflantes : là où certaines séries éblouissaient le spectateur par  un photo-réalisme particulièrement réussi, Makoto Shinkai passe au  stade supérieur et transcende la réalité avec une touche graphique qui  embellit cette dernière comme jamais.</p>
<p>La musique n’est bien sûr pas en reste et brille par sa magnificence  notamment pour la chanson <em>One More Time, One More Chance</em> qui à  elle seule arrive à retransmettre toute l’émotion qui se dégage de <em>Byousoku  5 cm</em> et surtout du personnage de Takaki pour la version chantée  par Masayoshi Yamazaki qui possède une voix parfaitement adaptée à la  chanson et qui ne laissera personne indifférent à travers sa performance  pleine d’émotions, on y ressent tous les sentiments de solitude et de  mélancolie qui transparaissent à travers tout le subtil travail de mise  en scène de Makoto Shinkai. <em>One more time, one more chance</em> (et  ses variations comme le très magnifique Yuki no Eki) est un morceau  d’une beauté telle qu’il en éclipserait presque le reste des musiques  mais ce serait ignorer les autres très réussies pistes qui composent  l’ost qui n’ont juste pas eu la chance d’avoir un tel niveau de qualité.</p>
<p>Comme je l’ai mentionné plus haut, il s’agit là d’un des  rares anime où j’arrive à me projeter dans le personnage même et je me  demande dans quelle mesure il faut avoir vécu certaines expériences dans  sa vie pour pouvoir apprécier <em>Byousoku 5 cm</em> (pour plus de  détails sur ce point, voir <a href="../2009/02/14/une-nouvelle-saint-valentin-une-nouvelle-chance/#comment-353">ma  réponse</a> à certains commentaires qui inclue un point que j’avais  “oublié” d’écrire ici). L’une des séries que je trouve les plus proches  est sans conteste <em>Honey &amp; Clover</em> qui possède selon moi la  même problématique, est-ce que quelqun qui n’a pas été exposé à ce genre  d’expérience marquante qu’est une relation à distance peut comprendre  tout le travail de Makoto Shinkai pour dépeindre de façon réaliste ce  genre d’évènements, à tel point que certains soupçonnent même le maître  d’orchestre d’y avoir injecté sa propre expérience personnelle car <em>Byousoku  5 cm</em> n’est pas le premier travail à aborder ce thème de la  distance : Hoshi no Koe et Kumou no Mukou en faisaient déjà leur thème  central.</p>
<p>L’un des problèmes avec ce genre d’implications  de l’auteur c’est que <em>Byousoku 5 cm</em> perd de sa portée globale  et même s’il touche beaucoup plus profondément des gens qui peuvent y  trouver des éléments de comparaison avec leur propre vie, cela ferme  automatiquement et de façon discriminative l’anime à une tranche de la  population. L’un des “problèmes” de l’anime vient de sa structure  narrative, qui soyons d’accord est très réussie mais peut parfois perdre  son spectateur lambda qui n’est pas forcément habitué à regarder ce  genre de production qui demande au spectateur une certaine attention.  Comme je le sous-entendais plus haut, si une personne n’a pas eu de  relation à distance elle aura du mal à s’identifier aux personnages  d’Akari et de Takaki, or ce dernier est le moteur de Byousoku 5 cm :  l’empathie est de mise pour pouvoir apprécier le chef d’oeuvre au  maximum; bien plus que la sympathie car si on peut s’attacher aux  personnages, on ne peut réellement ressentir toute l’émotion qui s’en  dégage sans pouvoir au moins une fois se projeter à travers eux mais je  me demande parfois si mon expérience personnelle ne fait pas trop  pencher la balance dans un sens et brouille un peu ma capacité à  raisonner de ce côté là.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, même si je considère que <em>Byousoku 5 cm</em> se  savoure mieux en ayant vécu certaines expériences cela reste  suffisement accessible pour n’importe qui. Je pensais avoir atteint les  limites des discussions possibles l’année dernière sur ce sujet et  pourtant je me surprends régulièrement à en reparler avec diverses  personnes et souvent sur des sujets totalement nouveaux. Bien que ce  soit encore tout récent, je considère vraiment cette production comme un  véritable chef d’oeuvre comme il n’en apparait que trop rarement, sa  richesse permet d’alimenter maintes discussions pour mon plus grand  plaisir et je reste toujours surpris par la force par laquelle Makoto  Shinkai arrive à raconter une histoire de la façon la plus simple et la  plus belle possible.</p>
<p style="text-align: center;">5cm/s,  la vitesse à laquelle chacun poursuit sa vie et se distancie des  autres.</p>
<p>En définitive <em>Byousoku 5 cm</em> fait partie de ces animes qui  rejoignent mon panthéon d’oeuvres majeures et même si je préfère  toujours <em>Kumo no Mukou, Yakusoku no basho</em>, j’éprouve toujours  un plaisir absolu à le revoir.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Le malheur des femmes c’est qu’elles voudraient que les  hommes changent or ceux ci ne changent jamais.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le malheur des hommes c’est qu’ils souhaiteraient ne jamais voir  changer les femmes or celle ci changent tout le temps</em></p>
<p>Note de la rédaction : j’ai vu le jour se lever lors de la rédaction  de ce billet… OTL.</p>
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