Un oeil sur 2008 et sur un futur très moo-e : Retour vers le passé
Publié par nyo dans Anime, Culture Moderne Japonaise, Divers, Meta, Touhou, Tranche de VieAvant-propos : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d’hébergeur, malheureusement les précédents ne fournissaient qu’un extrait, il m’étaient donc impossible à récuperer.
Un billet de retrospective s’imposait pour accompagner ce premier podcast (du moins premier officiel, et pour les commentaires concernant le podcast c’est là-bas) qui est presque bien. Je pensais le poster beaucoup plus tôt mais il a pas mal été retardé car je voulais attendre qu’un certain fumiste poste le sien dans un premier temps, ce qu’il a enfin fait, vive le harcèlement via irc; par contre là où j’ai foiré mon coup c’est que j’ai raté le coche du nouvel an chinois qui m’aurait permis de mieux justifier mon jeu de mot précédent (année du boeuf… non je n’ai pas honte de mes jeux de mots) et que je n’ai aucune excuse valable si ce n’est une certaine flemme à passer le billet en post-production -browser le net pour trouver des images à insérer histoire d’égayer un peu le texte et y apporter quelques retouches, mine de rien c’est la partie qui prend le plus de temps niveau publication de billets : 98% de temps passé dessus pour 2% de texte-.
Beaucoup de gens avec qui j’ai pu discuter ont trouvé que 2008 était assez pauvre comparée aux deux années précédentes, notamment par l’absence de gros phenomemes comme Haruhi en 2006 ou Gurren Lagann en 2007 (et encore j’ai préféré Baccano! cette année là). De plus j’ai pu assister et participer dans une moindre mesure à divers débats portant sur “les animes modernes sont nazes comparés à ceux d’antan” mais je reviendrai plus tard sur ce sujet, du moins dans la seconde partie de ce billet découpé pour épargner au spectateur un trop gros pavé et aussi mieux séparer les éventuelles discussions qui pourraient être engendrées. Certains pourront remarquer quelques ajouts plus ou moins funky dans mes plugins wordpress qui permettent de répondre directement à un commentaire plutôt que d’avoir un un fil de commentaires linéaires, faut croire que je devrais passer plus de temps à écrire sur ce blog plutôt que d’y rajouter des fonctionnalités…
Pour commencer, je vous présente une nouvelle catégorie : les Nyowards qui récompenseront (terme tout relatif) certaines séries pour une (bonne) raison ou une autre (mauvaise). Alors sans plus attendre…
Notez que ce qui suit ne contient que ce que j’ai pu visionner cette année et seront donc absents celles que j’ai abandonné très vite. A savoir également qu’il ne s’agit pas forcément de désigner “le/la meilleur(e)…” mais plutôt d’un petit exercice pour mon propre plaisir de blogger et veuillez excusez d’avance toutes les tentatives d’humour qui aggrémenteront les quelques lignes pour justifier un peu chaque catégorie (j’évite de justesse les one-lignes/monolignes).
Ah oui j’oubliais c’est spoiler-safe.
Prix Freddie Mercury : Krauser Johannes II de Detroit Moetal City
(autres INnominéS : … Lelouch Lamperouge, KoGARashi alias Maid Guy, Golgo13 et John Travolta)
Detroit Metal City ou DMC pour les intimes a été une des séries les plus marquantes de cette année en ce qui me concerne. Utilisant un univers très peu représenté dans le monde de la japanime, à savoir le métal, la série nous offre une excellente comédie servie avec un humour à la fois trash mais qui ne tombe jamais dans l’excès ainsi qu’une délicieuse parodie de l’univers du métal. Ne se prenant jamais au sérieux, DMC accumule et enchaine les blagues à un rythme effréné (10/sec !), l’humour fait mouche et les differents personnages sont tous bien pensés avec bien sur le combo mortel Negishi/Krauser II qui eclipserait presque le reste du casting tellement il est excellent et donne des situations totalement hilarantes. Detroit Metal City est une valeur sûre de cette année en terme de comédies et bien que l’anime ne jouisse pas d’une réalisation de haut niveau, ça reste très agréable à regarde surtout que chaque épisode ne fait qu’une douzaine de minutes à l’image de l’excellent Cromartie High School qui est à l’origine de cette récompense.
En bref : un must à voir absolument si ce n’est pas déjà fait.
Toute l’équipe des Nyoawards tient à remercier les parents du Krauser sans qui il n’en serait pas là aujourd’hui. Go to the DMC !
Prix Duke Nukem Forever : La Disparition de Haruhi Suzumiya
(autres nom nominé : Full Metal Panic)
Je sais c’est facile de frapper des gens à terre, surtout que j’en fait partie, mais c’était beaucoup trop tentant. A vrai dire j’ai arreté de l’attendre et je me dis qu’elle sortira quand elle sortira et que ça ne servait plus à rien de s’exciter à la moindre annonce. Même si je ne l’attends plus vraiment je me jetterai immediatement dessus quand elle sera diffusée donc affaire à suivre éventuellement…
Prix Zeon Nemesis Evangelion : Kaiba
(les autres qui auraient pu prétendre à ce titre : Code Geass R2)
Soyons clair dès le début : j’ai beaucoup aimé Kaiba qui est à mon sens un très bon anime qui pose certaines questions parfois existentielles pas totalement inintéressantes. Cependant malgré toutes ces qualités une partie de ceux qui l’ont regardé l’ont élevé au rang d’oeuvre culte, ce qui n’est pas un mal en soi mais malheureusement, il est aussi devenu le fer de lance de tout un pan du fandom international qui se veut intellectuellement élitiste et bien sûr supérieur. D’un côte c’est assez justifié étant donné qu’il possède un degré de profondeur que beaucoup d’anime n’ont pas (et n’en n’ont pas besoin non plus) mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès et faire de Kaiba de l’anime intellectuel de ces dernières années. Je ne dis pas de ne pas regarder Kaiba, au contraire même je conseille vivement à ceux qui cherchent une série qui se démarque résolument des autres et pour qui le côte existentialiste présent par moment ne dérange pas mais par contre n’allez pas croire que vous pourrez devenir des maîtres de la philosophie an regardant cette série à l’image des fans d’Evangelion qui se prennent maintenant pour des spécialistes ès théologie.
En somme Kaiba est un anime de très bonne qualité qui aurait peut-être mérité plus d’attention mais qui d’un autre côté a été desservi par une partie de la communauté qui se veut résolument -et à tort- élitiste (du moins de la mauvaise façon). Le vrai point fort de la série pour moi aura été le côté science-fiction bien utilisé qui aura su combler mon petit coeur d’apprenti geek, j’y ai trouvé que l’univers et le scénario de Kaiba ont été intelligement pensés dans leur ensemble et que le travail de Madhouse a été remarquable.
D’ailleurs on retrouvera un peu l’essence de Kaiba dans le très bon Casshern Sins qui a été réalisé par le même très bon studio, j’ai nommé Madhouse.
Prix iDolm@ster : Macross Frontier
(les autres iDominés : Spice & Wolf, Aria the Origination, Shion no Ou, Kara no Kyoukai, Mahou Tsukai ni Taisetsu na Koto ~Natsu no Sora~, Natsume Yuujinchou)
Sans trop de surprises ce sera l’ost de Macross Frontier qui retiendra mon attention cette année même s’il y’a eu de très bonnes OST de séries et particulièrement celles citées entre parenthèses. Une fois n’est pas coutume Yoko Kanno nous montre ses talents dans un genre auquel elle ne nous avait pas encore habitué jusque là : à savoir la jpop. Ses précédents travaux sur Macross étaient déjà de très haut niveau, qui se souvient de l’excellent Information High ou le divin Voices ainsi que l’ensemble de l’ost de Macross Zero ? La première chanson connue fût le très rythmé don’t be late interpreté par May’n lors du premier épisode diffusé fin décembre 2007 où on pouvait aussi entendre en guise de générique la chanson du film Macross : Te souviens-tu de l’amour, interpreté cette fois-ci par Megumi Nakajima une seyuu débutante qui fera le personnage de Ranka. Même si le premier opening Triangler, par Maaya Sakamoto que j’adore, ne m’avait pas totalement convaincu, la suite quant à elle saura dissiper tous mes doutes à ce sujet, l’ending Northern Cross permet à May’n de nous offrir une très belle performance qui permet à Sheryl de sortir un peu de son registre et de montrer un coté beaucoup plus porté sur l’émotion. Pour Ranka, Megumi Nakajima se révèle être une très bonne chanteuse et nous offre de surprenantes performances que ce soit le très marquant Seikan Hikou qui donnera naissance au fameux même kira kira ainsi que l’incontournable Aimo, la chanson phare de la série. De plus certains duos de nos deux chanteuses sont tout simplement délicieux.
Musicalement parlant, Macross Frontier tient toutes ses promesses et nous offre des cds de musiques parmi les plus plaisants de cette année 2008 ainsi qu’une des revelations de l’année en terme de seiyuu/idol avec l’adorable Megumi Nakajima qui a retenu sa voix de Ranka pour une de ses dernières chansons : Be Myself.
Pour ceux que ça intéresse, elle a mis ses fans au défi de reproduire la chorégraphie de ce clip.
Dommage que le reste de l’anime ne soit pas du même niveau, pourtant la série démarrait très fort avec son premier épisode à la réalisation digne d’un OAV. Néanmoins, malgré tous ses défauts Macross F(anservice) reste une valeur sûre de cette année et fait énormements de clins d’oeil aux précédentes séries de la franchise pour le plus grand bonheur des fans et l’exemple le plus frappant reste le dernier épisode qui est une catastrophe scénaristiquement parlant mais est un plaisir absolu pour n’importe quel fan de Macross (fanservice musical et Macross Porn quand tu nous tiens, par contre ça reste encore loin de Plus) et de grosses batailles spatiales.
Prix Les 3 Boing-yaumes : Koihime Musou
(autres boing-hime : Nogizaka Haruka, Ikkitousen Great Guardians, Sekirei)
J’assume sans aucun complexe le fait de regarder ce genre de séries sans aucune prétention intellectuelle et juste pour leur valeur rajoutée (à lire yuri). Ce trouzmillième massacre de l’histoire des 3 royaumes ne fait pas office d’exception, cela se regarde comme un plaisir parfaitement coupable, on connaît déjà la chanson et pourtant ça continue de faire recette. Pas grand chose à dire si ce n’est qu’il s’agit d’une série qui se laisse regarder pour peu qu’on aime le yuri et que l’on sache mettre son cerveau sur off.
Ah oui et gros bonus pour la séquence animée de l’ending tout simplement a-d-o-r-a-b-l-e.
Prix XXX-holic : Kanokon
(autre nympho-minées : To-Love RU, Kiss X Sis)
Dans la continuation des séries qui se regardent avec le cerveau éteint (du moins celui situé plus haut pour nous les hommes) on retrouve les habituelles séries à caractère très coquin. Kanokon est une adaptation en anime d’un light novel (terme japonais parfois raccourci en ranobe), je suis assez impatient de les lire -sortie US prévue dans le courant de l’année- pour voir le niveau d’indécence de l’oeuvre originale car il faut bien l’avouer : Kanokon va parfois très loin dans le fanservice sexuel avec des scènes plus qu’osée. Comme il fallait s’y attendre, ça ne vole pas bien haut et pour ceux que ces débordements sexuels n’intéressent pas, il ne reste pas grand chose à sauver de la série si ce n’est peut-être la récompense suivante…
Prix Ayako Kawasumi a une voix douce, noble et distinguée : Chizuru de Kanokon
Je vais me faire détester pour ça…
Quel choc ça a du être pour tous ses fans qui gardaient d’elle l’image d’une seiyuu “pure”, Kanokon aura fait voler cette image en éclat. Cependant sachez que vous n’êtes pas seuls dans ce cas, les fans de Mamiko Noto ont aussi été violemment traumatisés par la série à cause du choix -douteux- de mettre la voix si douce et délicate de Mami-chan au service d’un shota qui passe son temps à se faire harceler sexuellement. Oui Kanokon aura fait du bruit et n’a certainement pas eu le genre de publicité très prestigieux mais bon on ce n’est que juste rétribution par rapport à la direction qu’a pris la série.
Et non je n’ai pas vu et je n’ai pas l’envie de (re)voir la série en DVD avec la censure qui saute, une fois était déjà trop…
Prix Blood+ : Allison to Lillia
(autres avis négatifs : Vampire Knight, Toshokan Senso, S.A ~Special A~, Minami-ke Okawari, Kannagi)
Blood+ était une série qui m’avait beaucoup marqué lors de sa diffusion avec ses premiers épisodes très accrocheurs et une héroine qui m’a fait craquer (Sayaaaaaa<3, je suis un gros fanboy) mais malheureusement la série s’étale sur un grand nombre d’épisodes et le rythme s’est écroulé en milieu de chemin et a rendu le visionnage des derniers épisodes particulièrement atroce dans l’ennui qu’ils généraient, à vrai dire la série aurait largement gagné à être condensée en 26 épisodes car les grosses phases émotives de l’héroine Saya bien 5 minutes mais à force c’est franchement barbant… Dommage pour un anime dont le potentiel a été salement gâché, surtout que les trois premiers openings étaient vraiment réussis et notamment l’excellent Colors of the Heart qui a tourné un nombre incalculable de fois dans ma playlist, comme quoi Uverworld est capable de sortir de très bonnes pistes qui sortent un peu des sentiers battus.
Allison to Lillia pour en revenir à 2008, était une série qui m’intéressaient déjà rien que par son trailer; j’avoue avoir une attirance toute particulière pour ce qui touche à l’aviation militaire du début du XXème siècle et l’univers “d’entre deux” dans lequel se déroule la série m’a véritablement conquis dès le début et c’était avec une impatience non dissimulée que j’ai attendu les premiers épisodes le temps qu’une team se décide de se rappeler qu’il avait déjà plein de monde sur Geass et Kanokon et que certaines séries étaient injustement oubliées…
Les dits premiers épisodes m’avaient laissé plus qu’optimiste quant à l’avenir de la série, qui avait à mes yeux tout pour réussir : le studio Madhouse en qui je fais largement confiance pour produire des séries de qualité, un décor pre-seconde guerre mondiale, des avions (vous ai-je déjà dit à quel point j’adore les avions de chasse et ce peu importe l’époque ?), une inspiration tirée de light novels écrits par le même auteur que ceux de Kino no Tabi, un opening magnifique, Nana Mizuki, une réalisation agréable saupoudrée d’un scénario qui invite à l’Aventure avec un grand A façon Ghibli/Miyazaki ainsi qu’une impression de pseudo-nostalgie simulée de façon réussie; en bref pas mal d’éléments pour obtenir une série agréable mais malheureusement tous les évènements se précipitent à grande vitesse et le rythme est assez mal pensé sans oublier quelques points de scénarios qui m’auront quand même fait tiquer à plusieurs reprises qui vient directement du scénario de base des ranobe (light novel) d’origine. Paradoxalement c’était cette naïveté du scénario qui m’a à la fois charmé mais aussi rebuté à plusieurs reprises, même si je dois reconnaître que mes attentes vis-à-vis de la série étaient terriblement élevés alors que je ne savais pas trop à quoi m’attendre il faut quand même dire que le scénario est loin d’être consistant et souffre de pas mal de défauts d’écritures et à ce propos certains essayent de rapprocher Allison to Lillia d’un conte de fées de chez Disney et j’avoue approuver cette idée à moitié.
Au final on pourrait croire que je déteste cette série mais ce ne serait qu’à moitié vrai, pour tout dire mon avis est assez ambigu par rapport à Allison to Lillia : d’un côté les failles du scénario ont beaucoup de mal à passer et rendent l’expérience assez frustrante mais de l’autre le charme qui se dégage de l’anime ne me laisse pas non plus indifférent et font quand même mieux passer la pilulle. Est-ce que je conseillerais la série ? Dans l’absolu ma réponse serait “oui mais …” en donnant quelques avertissements quand même : Allison to Lillia est une série agréable mais il faut accepter la naïveté de la série, un peu comme toutes ces productions d’antan (à lire : de mon enfance/i.e : il y’a une bonne douzaine d’années) car il se dégage de cette série un petit côté “faux-ldies” qui lui donne tout son charme.
Prix spécial de l’Homoérotisme Freudien : Tea-Tanya
(à creuser : Junjou Romantica, Antique Bakery & Yotsuba selon mt-i)
Oui cela se prononce thaï-ta-nya mais combien d’entre vous le prononce ti-tanya ? Bon mauvais jeu de mot mis à part, Tytania est le gagnant naturel de ce prix, fils spirituel de la série Les Héros de la Galaxie dont les romans d’origine ont été écrits par la même personne, la série s’inscrit dans la lignée du space opera et offre une scène très… freudienne dans sa représentation de la sortie de l’hyperespace d’un vaisseau de guerre suivi d’une légendaire scène où servir le thé devient presque un art à part entière.
Blagues mises à part, la série en elle-même reste assez plaisante à visionner pour les amateurs du genre malgré un chara-design assez laid et pas très inspiré il faut l’avouer. Beaucoup chercheront à la comparer à son prédécesseur mais il est clairement visible que ces deux séries n’ont clairement pas la même envergure ni la même ambition, Tytania reste plus modeste que son aîné avec un coté politique plus prononcé et par conséquent moins de batailles spatiales (PEW PEW). Comme je suis encore en milieu de série mon avis est susceptible de changer mais pour l’instant je trouve qu’elle reste assez décevante en dépit de pas mal de qualités mais le fait que je n’ai fini le visionnage des héros de la galaxie que très recemment doit pas mal jouer.
Y’a pas à dire, je tends vraiment le bâton pour me faire battre…
Prix de la Praline d’or : Natsume Yuujinchou
(autre délicieuse gourmandise : Itazura na Kiss)
Natsume Yuujinchou était une série qui est passée mystérieusement à travers mon radar sans que j’y prête attention, heureusement qu’une certaine personne m’en a suffisement parlé pour que je daigne m’y intéresser un tant soit peu (je lui fais relativement confiance en matière d’animes, nos goûts se recoupant pas mal) et je dois dire qu’au final je n’ai pas du tout été déçu. Natsume Yuujinchou fait partie de ce genre d’anime qui met en scène un héros qui peut voir différents esprits et autres créatures surnaturelles, à priori rien de nouveau à l’est d’Eden et pourtant la série se révèle être extrêmement agréable à suivre grâce à son scénario prenant par son aspect tranche de vie épicée par de l’action à un ryhtme qui ne nuit en rien à l’histoire ni au plaisir de la découverte de ce petit monde très singulier à travers les différentes “aventures” de Natsume et le tout servie par des musiques qui contribuent à apporter à l’atmosphère de la série ce côté apaisant et enchanteur.
Beaucoup l’ont comparé à Mushishi, ce qui en soi est un signe de qualité, ce qui n’est pas totalement déplacé étant donné qu’on y retrouve ce découpage du scénario effectué de façon très épisodique ainsi que cette thématique commune au deux séries. Si vous avez aimé Mushishi n’hésitez pas à donner sa chance à Natsume Yuujinchou qui est tout aussi réussi en manga et trouvable en France sous le titre “Le pacte des youkai” chez Akata/Delcourt.
Prix du meilleur pari stupide : moi-même et Junjou Romantica (merci FFenril)
Parce que je suis facile à provoquer avec des paris stupides j’ai Junjou Romantica à voir (et les deux saisons en plus), pour l’instant j’en suis au 3/4 de la première saison et à chaque fois il me faut une certaine dose de motivation pour pouvoir survivre à un épisode entier…
Mais comme la série est loin d’être mauvaise et qu’il y’a matière à écrire dessus (autre que pour le “BALLS ARE TOUCHING”), il faudra que j’y consacre quelques lignes un de ces jours… quand j’aurai déjà fini le visionnage et ce n’est pas pour demain…
Prix John Travolta : Discotheque par Nana Mizuki, opening de Rosario+Vampire Capu2
(autres nominés : Satsugai -DMC OP-, Shut up and Explode -Xam’d OP-, Kin no Nami Sen no Nami -Aria the Origination ED-, Tabi no Tochuu -Spice & Wolf OP-, Tameiki no Hashi -Allison to Lillia OP-, Hatena de Wasshoi -Hidamari Sketch x365 OP-, motto ☆ hade ni ne -Kannagi OP-, Toki wo Kizamu Uta -Clannad ~After Story~ OP-, Paradise Lost -Ga-rei Zero OP-, Glass Highway -Golgo 13 OP-, Ano Sora wo Yuke -Tytania OP-, Ame ga Furu -Kurogane no Linebarrels OP-, etc etc etc… il y’en a TROP)
Je l’avoue je suis un gros fanboy de Nana Mizuki et Discotheque est sûrement l’un de mes openings préférés des séries de cet automne. Le style résolument disco m’aura séduit, après il faut reconnaitre que la chanson reste assez kitsch et surtout le clip PV. Le choix a été décidé juste par fanboyism envers Nana Mizuki dont j’ai acheté le blu-ray de son concert LIVE FIGHTER (qui est divinement bon) et cela s’est joué à pas grand chose avec le Ame ga Furu de Maaya Sakamoto pour qui je voue aussi un culte fanboy-esque mais désolé Maaya, les dernières releases de Nana ont fait penché la balance en sa faveur.
Quant à la série en elle même, elle reste d’une qualité aussi douteuse que la première saison qui ne volait déjà pas très haut. Même moi qui suis amateur de ce genre de séries totalement nazes j’ai trouvé que CAPU2 était une horreur sans nom qui rejoint le panthéon des pires abominations made in GONZO à coté d’horreurs comme Dragonauts (qui avait quand même un casting de seiyuus relativement sympa) ou Blassreiter. A oublier donc sauf pour l’opening et l’ending Trinity Cross qui est très bon à mes yeux/oreilles.
Prix Gonzo.O : Kurogane no Linebarrels
Habituellement, les séries de chez Gonzo commencent avec des premiers épisodes assez agréable à regarder jusqu’à ce qu’on atteigne l’épisode 4-5 qui signale qu’il n’y a plus de budget pour le reste et que la série va immanquablement se casser la figure. Kurogane no Linebarrels commençait déjà de façon assez ratée il faut bien l’avouer : un chara-design très laid, de la 3D bien moche propre au studio, un opening par Ali Project qui tue les oreilles et un début de scénario assez douteux (sérieusement la fille qui retrouve la mémoire après que le héros cogne dans un mur ?…).
En dépit de tout ça, je me suis surpris dernièrement à trouver la série relativement sympathique et qu’elle se bonnifie avec le temps, surtout une fois dépassé l’épisode 10 où j’y ai trouvé une parodie totalement hilarante de Simon de Gurren Lagann de la part du héros et surtout de son seiyuu (bon ça n’engage que moi ça, mais j’ai rarement autant ri en une fois). Mentionnons quand même le fait qu’il s’agit à la base d’un de mes petits plaisirs totalement coupables que je m’offre des fois, le fait qu’on m’ait spoilé une infime partie de l’episode 5 a eu raison de moi (indice : Kana Ueda) et sans ce mini-spoil j’aurais sans doute lâché la série après les trois premiers épisodes.
Est-ce que je conseille de regarder cette série ? Pas vraiment, la question est un peu difficile en fait, comme je l’ai dit j’ai regardé la suite alors que je pensais lâcher la série juste par pur fanboyism envers Kana Ueda (même si je n’ai pas acheté Halo 3) et il en résulte que j’ai fini par trouver les derniers épisodes divertissants en dépit d’un nombre incalculables de défauts (le premier étant qu’il s’agit d’une série de méchas). Même si je considère les derniers épisodes diffusés comme étant relativement bons, la première dizaine est quand même dure à tenir et c’est pourquoi que je ne conseille pas la série sauf à quelques courageux en les mettant bien en garde qu’ils risquent de vouloir arrêter le visionnage très rapidement.
Prix SNCF : Code Geass Ligne 2
(autre déraillage : mon métro qui a été annoncé comme ayant deux minutes de retard à Omotesando, totalement inconcevable et scandaleux !)
Je pourrais parler longuement sur Code Geass mais… en fait non.
On en parlera une autre fois…
Prix Madhouse : Kurozuka
(autres grandes folies : Kaiba, Casshern Sins)
Si Casshern Sins m’avait marqué au début de l’automne, ce sera Kurozuka qui en sortira favori après une douzaine d’épisodes qui m’ont laissé sans voix. Encore une fois Madhouse montre tout son savoir faire et nous livre une excellente série d’une beauté à couper le souffle. Certes la série souffre de nombreux défauts mais les comble sans trop de soucis avec un visuel ravageur surtout à travers les combats divinement chorégraphiés qui ne laisseront pas le spectateur indifférent.
“Beau, violent et intense”, voilà comment je résumerais en trois mots cette série qui m’a beaucoup surpris et même si objectivement (au diable l’objectivité, je suis un jeune con aigri mais pas encore assez prétentieux pour ça) elle reste inférieure à pas mal d’autres productions de cette année et du même studio, ce sera celle qui aura eu mon coup de coeur cette année.
Prix Pale Cocoon : Eve no Jikan
Vous pouvez écouter mon semi-échec pour tenter de promouvoir la série dans notre Skouetch podcast mais sinon il s’agit clairement d’un de mes gros coups de coeur de cette année.
Prix Iyashikey : Clannad ~After Story~
Je triche un peu vu que l’After Story est toujours en diffusion mais c’est une récompense globale qui s’applique aux deux saisons mais qui est surtout destinée au visual novel d’origine qui m’a complètement marqué et il faudrait que je bouge un peu mes fesses pour finir ce billet sur Clannad qui traine déjà depuis bien trop longtemps…
Prix Tranche d’iyashikomedi : Hidamari Sketch x365
(autre plaisir durable : Chi’s Sweet Home)
Dans la non-continuité de la première saison, Hidamari Sketch x365 continue de servir quelques petits moments de bonheur pendant une vingtaine de minutes. Bénéficiant d’un travail remarquable de SHAFT avec l’indétrônable Shinbo aux commandes, HidaSketch365 est une excellente adaptation du 4-koma d’Ume-sensei qui aura su offrir une très bienvenue brise de frâicheur l’été dernier qui était particulièrement chaud, notamment dû aux flame wars engendrées par Code Geass et ses partisans/détracteurs qui refroidissaient leurs ardeures à coup de bidons d’essence.
A ce propos, ça fait plaisir de voir des compatriotes écrire sur cette série qui aurait mérité bien plus d’attention dans nos contrées, je vous laisse découvrir si ce n’est pas déjà fait une petite esquisse sur la série joliement écrite, et en plus ça m’épargne le travail d’écrire dessus (du moins dans ce billet… j’ai vraiment trop de retard…).
Anime de l’année 2008 : Aria the Origination
(autres grands favoris : Eve no Jikan, Hidamari Sketch x365)
Sans surprise mon choix a déjà été effectué en début d’année avec la conclusion d’une de mes séries préférées de tous les temps, c’est à dire : Aria. Je ne m’étalerai pas trop car je l’ai déjà fait et que j’ai encore des trucs à écrire dessus mais dans un tout autre contexte.
Bon bin je crois que j’ai fait le tour…
Voilà comme diraient certains : That’s all folks!, je clos ce billet et en espérant reposter des billets assez vite parce que c’est pas comme si celui-ci faisait référence à d’autres encore en cours d’écriture/d’édition et qu’il y’a aussi une autre moitié à publier assez vite parce que 2009 a déjà commencé et que le nouvel an chinois ça remonte déjà à la semaine dernière…
Même si j’ai couvert une bonne partie des séries de 2008 que j’ai regardé, il reste encore une bonne partie que je n’ai pas vraiment abordé, non pas parce qu’elles n’ont pas d’interêt mais plutôt parce que je n’ai rien de particulier à dire dessus ou que je n’ai pas trouvé de prix stupide à leur décerner (pas la peine de s’inquiéter de l’absence de Kara no Kyoukai ou Xam’d par exemple, j’ai pu voir et j’ai pu vraiment les apprécier). N’oubliez pas qu’il ne s’agit là que d’un petit exercice personnel et que le vrai contenu du bilan de 2008 est dans un autre billet.
A suivre…
Omake : Juste pour me décrédibiliser encore un peu plus voilà une photo prise entre deux cours un mercredi (ou un jeudi je ne sais plus) aux alentours de 13h30.
P.S : en me relisant j’ai vraiment honte de mes jeux de mots… orz
Mots-clefs :2008, ego-blogging, Impressions, Meta, Moe, procrastination, retro-blogging, rétrospective, THIS IS WHY WE CAN'T HAVE NICE THINGS, wall'o'tl;dr
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