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	<title>Hourai NEETwork &#187; Smankh</title>
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	<description>「100% fagtastic, 100% fagbulous - 1000% Esprit Dôjin」</description>
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		<title>Printemps</title>
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		<comments>http://blog.eientei.net/2009/05/21/printemps/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 May 2009 22:28:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smankh</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anime]]></category>
		<category><![CDATA[Culture Moderne Japonaise]]></category>
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		<description><![CDATA[[Tout d'abord, musique d'usage] La blogosphère est ma Neo-Venezia. Tout au long de ma découverte de l&#8217;animation japonaise j&#8217;ai connu des satisfactions. Au début le simple fait de connaître de nouvelles œuvres suffisait à me combler de bonheur. Je me souviens de l&#8217;époque à laquelle je suis tombé amoureux de Sakura et continué ensuite à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>[Tout d'abord, <a title="iyashikei~" href="http://www.imeem.com/people/ZcJ4zb/music/rl9KuD3k//">musique d'usage</a>]</p>
<p><a title="Omo, je t'aime &lt;3" href="http://www.omonomono.com/2008/06/26/blogs-are-my-neo-venezia/">La blogosphère est ma Neo-Venezia.</a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-99 aligncenter" title="ARIA the Future *spoiler*" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/sample-566f8a0ead8a30b84e9fd9a86c7b6497-300x268.jpg" alt="ARIA the Future *spoiler*" width="300" height="268" /></p>
<p>Tout au long de ma découverte de l&#8217;animation japonaise j&#8217;ai connu des satisfactions. Au début le simple fait de connaître de nouvelles œuvres suffisait à me combler de bonheur. Je me souviens de l&#8217;époque à laquelle je suis tombé amoureux de Sakura et continué ensuite à lire les autres manga de CLAMP. Mais aussi de mes premiers amours qui résonnait étrangement avec une lecture avide de <a title="Owen, mon héros &lt;3" href="http://omaemo.dasaku.net/2008/04/03/an-introduction-to-akamatsu-love-hina-or-where-the-harem-paths-diverged/">Love Hina</a>. Mes premiers anime furent des moments marquants de mon existence, me laissant dans une admiration ou dans un émerveillement inégalé par d&#8217;autres média. Après être passé rapidement par les shounen, j&#8217;ai enfin compris la nature de mon amour pour les anime : la représentation de l&#8217;amour. Mis en exemple par différentes comédies sentimentales, cette vision très particulière des relations amoureuses m&#8217;a en réalité profondément marqué. Depuis les comédies sentimentales tels que Love Hina ou plus tard <a title="Riuva, relique de la glorieuse ère singaporienne" href="http://www.riuva.com/?p=671">School Rumble</a>, jusqu&#8217;aux amours platoniques entre filles de Maria-sama ga Miteru, j&#8217;ai été impregné par ce côté japonais de l&#8217;amour.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-92 aligncenter" title="Haruhi-sama ga Miteru" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/b7cecbba8aa09f5522ffd1a13e4ce586-300x211.jpg" alt="Haruhi-sama ga Miteru" width="300" height="211" /></p>
<p>Vieux jeu, cliché, fleur bleue, cet amour n&#8217;est pourtant pas une parodie des relations humaines. Tout comme d&#8217;autres sentiments aussi véhiculés par l&#8217;animation japonaise et les manga : le courage, l&#8217;amitié, la famille, la justice, &#8230; ce sentiment est en fait une expression d&#8217;idéaux qui apparaissent en filigrane. Évidemment, n&#8217;importe quel médium remplit aussi la tache de transmettre un ensemble d&#8217;idées morales et d&#8217;exemples mais c&#8217;est particulièrement ceux-là, japonais, qui ont eu un si grand effet sur moi. Au fur et à mesure que je découvrais l&#8217;animation japonaise, de nouvelles notions sont venues compléter mon dictionnaire. La comédie japonaise m&#8217;apprenait ainsi à rire de situations absurdes et l&#8217;&nbsp;&raquo;humour japonais&nbsp;&raquo; que je rencontrais dans Azumanga Daioh changeait petit à petit mon système de valeurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-93 aligncenter" title="Barasui's teachings applied to humor" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/konachancom-27059-ichigo_mashimaro-300x252.jpg" alt="Barasui's teachings applied to humor" width="300" height="252" /></p>
<p>Ou plutôt, je construisais un système de valeurs qui me convenait bien mieux. Jusqu&#8217;à ce que je découvre <a title="Live Alive" href="http://blogsuki.com/archives/2006/06/20/788/">Haruhi</a>. L&#8217;année 2006 a marqué pour moi un tournant dans ma culture. Non, Haruhi n&#8217;en fut pas la cause. C&#8217;est à ce moment que je découvrais, ou plutôt que je vous découvrais, vous, la blogosphère. De blogs en blogs je découvrais une communauté qui correspondait à mes valeurs et à mes goûts. Lassé et déçu par les quelques fans de manga que je rencontrais au fil de ma scolarité, je faisais l&#8217;expérience de personnes qui incarnent tout ce que souhaitait vivre à travers l&#8217;animation japonaise.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-96 aligncenter" title="High school life" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/37034301-212x300.jpg" alt="High school life" width="212" height="300" /></p>
<p>Je commençais juste à sentir ce que plus tard j&#8217;appellerais l&#8217;aniblogosphère. En parallèle à cela, je me plongeais corps et âme dans de nouveaux anime, conseillés et adulés par <a title="Jason's revival" href="http://blogsuki.com/">mes</a> <a title="God" href="http://anime.jefflawson.net/">nouvelles</a> <a title="Rhaa DM, c'était mieux avant !" href="http://www.darkmirage.com/">lectures</a>. La tranche de vie s&#8217;installa à cette période de ma vie dans mon panthéon de valeurs et d&#8217;idéaux. La vie quotidienne de Kyon, si bien mise en images dans Someday in the Rain m&#8217;apparaissait alors comme la finalité de l&#8217;existence humaine. C&#8217;est quelques dizaines de mois plus tard que je regardais avec un sourire béat les aléas de la vie de quatre lycéennes dans Hidamari Sketch. Les gondolières d&#8217;ARIA me donnaient la définition du bonheur alors que je commençais à me sentir appartenir à cette communauté mondiale d&#8217;otaku. Ce mot que j&#8217;utilise maintenant pour me définir en tant qu&#8217;être humain vivant pour et par sa passion fit l&#8217;étalage de tout son sens quand je lus <a title="Ogiue is hawt. Period" href="http://ogiuemaniax.wordpress.com/category/genshiken/">Genshiken</a> ; au moment même où je compris le moé en regardant <a title="Barasui's teachings once a year." href="http://www.bikasuishin.org/">Ichigo Mashimaro</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-94 aligncenter" title="Genshiken, la Bible" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/konachancom-2901-genshiken-nude-ogiue_chika-300x225.jpg" alt="Genshiken, la Bible" width="300" height="225" /></p>
<p>Cette évolution de mon statut, et surtout de la place de l&#8217;animation japonaise dans ma vie furent pour moi une croissance continue de mon bonheur. Les études n&#8217;aidant pas, et les tracas sentimentaux se rajoutant à l&#8217;addition, je me sentais de plus en plus dans mon véritable environnement au sein de cette communauté. Conservant toujours cet intérêt particulier pour les histoires d&#8217;amour je suivais <a title="God, thanks for existing" href="http://anime.jefflawson.net/tag/air/">Air</a> puis <a title="God speaking" href="http://anime.jefflawson.net/2007/02/23/that-had-to-hurt/">Kanon</a> en pleurant toutes les larmes de mon corps. Enfin je rattrapais les lacunes de ma culture en termes de grands classiques, regardant avec un nouvel œil des anime que j&#8217;avais vus bien plus jeune.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-97 aligncenter" title="Sad Girls in Snow ... wait wasn't this post spring-related ?" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/1191705703819-300x187.jpg" alt="Sad Girls in Snow ... wait wasn't this post a spring one ?" width="300" height="187" /></p>
<p>Le tableau d&#8217;ensemble ne serait pas complet sans la partie plus virile et pleine d&#8217;action de mes visionnages. Les réalisations du studio Gainax : Shin Seiki Evangelion, <a title="I need to rewatch FLCL and then read this awful lot of text." href="http://fuzakenna.com/tag/flcl/">FLCL</a> et plus tard Tengen Toppa Gurren Lagann furent pour moi des expériences grandioses qui me faisaient trembler d&#8217;excitation. Fidèle au motto de <a title="half-Iranian" href="http://blog.mistakesofyouth.com/">wildarmsheero</a> : &laquo;&nbsp;A most disturbing mix of moe and manly&nbsp;&raquo; j&#8217;y ajoutais l&#8217;iyashikei véhiculé par les tranches de vie que je regardais mais aussi par la lecture de <a title="C'est pour quand ton blog perso, Tetho ?" href="http://www.review-channel.com/blog/">Yokohama Kaidashi Kikou</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-98 aligncenter" title="Automne pour Alpha" src="http://blog.eientei.net/fr/wp-content/uploads/2009/05/konachancom-25579-ashinano_hitoshi-autumn-hatsuseno_alpha-yokohama_kaidashi_kikou-300x225.jpg" alt="Automne pour Alpha" width="300" height="225" /></p>
<p>Et cette somme de toutes ces expériences font de moi cet otaku comblé (par la dédicace de Range Murata à <a title="Smankh, fan n°1 officiel de FFenril depuis 2008" href="http://www.ffenril.info/2008/06/07/et-pis-tas-ete-a-lepitanime-animee-2008/">l</a>&#8216;<a title="2009" href="http://www.epita-convention.com/index.php/Convention-2009/Accueil/">Epitanime</a> <a title="2008" href="http://www.raton-laveur.net/post/1471">2008</a> par exemple) et heureux, en admiration devant ses bloggeurs <a title="FFenril, ma vie, son oeuvre" href="http://www.ffenril.info/">favoris</a> et leurs analyses particulièrement en phase avec les émotions que je ressens pendant des heures, que dis-je, des jours d&#8217;animation japonaise et de lecture de manga. Je dois avouer ne pas comprendre la <a title="Le moe dans tout ces états. (sic)" href="http://bixte-en-ciel.over-blog.com/article-31634436.html">tendance</a> <a title="non mais sérieusement ..." href="http://gemini.eientei.net/je-nai-rien-contre-les-animes-recents/">actuelle</a> parmi les blogs français que je fréquente au regret et aux constats négatifs sur l&#8217;évolution de nos média favoris. Mon expérience personnelle est pleine de bonheur et de joie à chaque nouvelle saison, je vibre avec les personnages, pleure avec eux, suis avec passion leurs aventures tout en me délectant de la beauté de la technique des animateurs. Mais ce que je découvre à présent, c&#8217;est comment partager mon amour pour les anime à une communauté si passionée, si impliquée dans sa relation avec ces oeuvres. Mon dernier mot sera donc un grand merci à tous les acteurs et spectateurs de cette <a title="source de mes mauvaises notes depuis trop longtemps" href="http://www.animenano.com/">ani</a><a title="source inégale d'aniblogs francés" href="http://www.skav.org/blogchan/">blogo</a><a title="Organize, Discuss, Discover" href="http://myanimelist.net/panel.php">sphère</a>.</p>
<p>Merci.</p>
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		<title>Byousoku 11.2 km &#8211; Une chaîne d’histoires courtes sur notre distance -</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 12:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smankh</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anime]]></category>
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		<description><![CDATA[Avant-propos : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d&#8217;hébergeur, malheureusement les précédents ne fournissaient qu&#8217;un extrait, il m&#8217;étaient donc impossible à récuperer. Salutations, je suis Smankh, fidèle lecteur depuis quelques années maintenant de la blogosphère française etinternationale, je saute enfin la marche et rejoins mes idoles de toujours. Otaku dans l’âme, j’aime l’iyashikei, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="c59422" style="text-align: left;">
<p><span style="color: #008000;">Avant-propos  : ce billet fait partie des 5 récupérables post-problème d&#8217;hébergeur,  malheureusement les précédents ne fournissaient qu&#8217;un extrait, il  m&#8217;étaient donc impossible à récuperer.</span></p>
<p><em>Salutations, je suis Smankh, fidèle lecteur depuis quelques  années maintenant de la blogosphère française etinternationale, je  saute enfin la marche et rejoins mes <a href="http://www.ffenril.info/">idoles</a> de toujours. Otaku dans l’âme, j’aime l’iyashikei, la romance et le  nekketsu ce qui inclut forcément <strong>Hidamari Sketch</strong>, <strong>ARIA</strong>,  <strong>Love Hina</strong> et <strong>Genshiken</strong>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>La vitesse de libération terrestre ou deuxième vitesse cosmique est de l&#8217;ordre de 11.2km/s</em></p>
<p>En ce jour de répit pour le petit préparationnel que je suis,  plusieurs éléments de ma vie reviennent au premier plan. L’article de <a title="LA spatule !" href="http://www.gamekult.com/blog/zratul/136894/5+Centimeters+Per+Second.html">zratul</a> puis celui de <a title="tin" href="../2009/02/14/une-nouvelle-saint-valentin-une-nouvelle-chance/">nyo</a> m’ont rappelé à quel point la dernière œuvre de <a title="Shinkai.  Makoto Shinkai." href="http://www2.odn.ne.jp/%7Eccs50140/">Shinkai</a> avait une place importante dans mon système de représentations. En effet  <strong>Byousoku 5 cm</strong>, ce triptyque émouvant qui représente  avec une extrême justesse et une profonde poésie le sentiment de la  distance a été un des déclics qui ont changé l’image que j’avais créée  de ma propre personne.</p>
<p><span id="more-335"></span></p>
<p>En tant qu’otaku, j’ai toujours ressenti un amour profond,  éternel, même obsédant pour les objets de ma passion. Mais ce sentiment  de constance, de stabilité, je ne le retrouvais que très rarement dans  la <a title="IRL" href="http://i166.photobucket.com/albums/u106/jodogohoo/2161ym1.jpg">vie</a>.  Les amis qui s’éloignent, les amours qui se perdent, je me suis  retrouvé volontairement seul, désirant m’éloigner de ces sources de  tristesse que sont les relations humaines. Takaki, enfermé dans son  amour pour son amie d’enfance, si proche de lui par essence, ne trouve  que le désespoir quand il confronte la réalité de leur distance à son  sentiment le plus profond. De même, j’ai construit la plupart de mes  relations comme des piliers de ma vie, constantes immuables, mais le  réel rattrapant mes idéaux, j’ai souffert.</p>
<p>Cette souffrance, Makoto Shinkai la retranscrit parfaitement.  Comme à son habitude les personnages, volontairement simples dans leur  stylisation, se détachent des paysages, eux, peints dans un mélange  subtil d’objectivité photographique et de poésie visuelle. Et cette  opposition est au centre des trois parties du film. La pureté du design  des protagonistes résonne avec celle de leur amour, idéal, impossible  tandis que la subtilité et la complexité de l’atmosphère que dégage leur  environnement réaliste incarnent un monde privatif mais si vaste.</p>
<p>Dans <em>Cosmonaut</em>, on pourrait croire que Takaki a enfin  trouvé le fil conducteur de son existence, cette fois-ci, sans faire  l’erreur de choisir son but dans un idéal inaccessible ; mais c’est <a title="宇宙空間" href="http://www.nasa.gov/">l’espace</a>, thème récurrent  chez Shinkai, qui sera la passion du héros. Encore une fois, ce n’est  que la représentation de son amour pour Akari (ai-je mentionné mon amour  pour ce <a title="灯里/あかり" href="http://konachan.com/post?tags=mizunashi_akari&amp;searchDefault=Search">prénom</a> ? Et bien, je <a href="http://scottd.wordpress.com/about/">le</a> fais). La distance écrasante qui sépare la Terre des autres astres est  la même que celle qui torture le jeune homme. L’espace est donc cette  distance que peint Shinkai, car le temps n’a que peu d’importance dans  les sentiments, thèse que le réalisateur avait démontrée dans <strong>Hoshi  no Koe</strong>.</p>
<p>Toutefois, dans cette <em>chain of short stories about their  distance</em>, un personnage cependant semble sortir de l’équation. Si  Akari réussit à transformer cette relation en un souvenir puissant qui  lui permet de continuer à vivre, <a title="la surfeuse" href="http://www.jpsa.com/">Kanae</a>, en effet, est l’étrangère. Elle  est subjuguée par la puissance du sentiment du jeune lycéen, chose  qu’elle ne comprendra qu’après être réellement tombée amoureuse. Cette  jeune fille très banale, sans but dans la vie, est le personnage qui m’a  le plus marqué. En effet, elle représente mon univers quotidien,  étranger à mes pensées, la plupart du temps intrigué ou repoussé par mon  obsession mais aussi, de façon exceptionnelle, émerveillé par cette  dévotion, cet amour, cette foi même qui est devenue l’essence de ma vie.</p>
<p>Que comprend celui qui me voit pleurer en écoutant la bande-son  de ce film ? Qu’entend-il quand j’essaye de lui faire ressentir ce que <a title="天門" href="http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/people.php?id=14455">Tenmon</a> a provoqué en moi en composant Sora to Umi no Shi (空と海の詩) ? C’est ce  qu’apporte Kanae, personnage central de la deuxième partie de  l’histoire, qui explicite la pensée des personnes en dehors de ce  sentiment puissant qu’est l’amour, que dis-je, la passion. La différence  se trouve à ce niveau-là, ceux qui vivent autour d’une passion mais qui  vivent par elle, et ceux, plus libres, qui peuvent vivre sans. Mais ces  personnes comprennent-elles alors la signification de ce mot que nous  scandons volontiers pour nous rassembler ? Je pense nyo, que d’avoir  ressenti les mêmes sentiments que Takaki n’est pas nécessaire pour  apprécier Byousoku 5 cm, mais il faut avoir ressenti cette passion qui  fait de nous ce que nous sommes. Toutefois, l’inclusion du personnage de  Kanae rend possible non seulement la compréhension de notre différence  essentielle mais aussi l’identification à ce personnage, si humain, mais  si différent de notre monde.</p>
<p>Makoto Shinkai, transmet non seulement la mélancolie et le  désespoir que connaît celui qui préfère l’idéal rêvé à la réalité mais  insiste de plus sur la différence profonde qui existe entre les humains.  La passion amoureuse de Takaki est éternelle, comme pour tous les héros  masculins du réalisateur, mais cette force ne pourra développer son  véritable potentiel, en l’absence de son objet. Akari réussit, elle, à  se défaire de ce sentiment destructeur pour le transformer en un élément  fondateur de sa vie, c’est en somme, ce que le héros et nous-mêmes  n’arriveront jamais à faire.</p>
<p><em>J’espère que la lecture de ce premier billet vous a été  agréable, j’essaierai pour les éventuels billets futurs de m’améliorer  au niveau du style et du plan, et peut être d’ajouter quelque inside  jokes ? </em></p>
<p><em>NB : cet article est volontairement incomplet et ne traite que  des parties que j’ai jugé pertinentes d’être ajoutées à la discussion,  la dernière partie du film, au nom éponyme, n’est donc pas traitée, même  si elle est à mon sens l’élément le plus important du message de  Shinkai.</em></p>
<p><em>PS : bon SAD à tous, même si ce post est publié le 15 février. La  mise en page est pas terrible, parce que je découvre WordPress, vous  m’excuserez bien sur ce point là ?</em></p>
<p><em>PS 2 : Un grand merci à nyo, qui a rendu tout cela possible. <a href="http://kyouray.free.fr/?p=508">L’appel à la PASSION</a> avait  résonné au plus profond de mon être mais il fallait la présence d’un  deuxième adepte du “<a title="Le BIEN" href="http://toddsieling.com/slowblog/?page_id=10">slow blogging</a>”  pour me motiver. Merci encore.<br />
</em></p>
<p>Preview : “Gendai Shikaku Bunka Kenkyuukai”</p>
</div>
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