Il y a des évènements auxquels j’ai toujours voulu participer en live tels qu’un concert acoustique de Maaya Sakamoto/Suzumura, l’Animelo ou un live de Nana Mizuki. Par un heureux concours de circonstances j’ai pu être sur Tôkyô au moment du concert (et j’y suis toujours à l’heure où j’écris ces lignes, et ce pour encore quelques semaines) et bien sûr obtenir des places pour le concert.

Avant de parler du concert lui-même, je tiens quand même à parler de la façon dont j’ai pu obtenir ces places, qui étaient distribuées par le fanclub officiel [-> Index du fanclub] de Nana Mizuki qui plus est. Tout ceci a été possible grâce à une initiative d’une très grosse fan de Nana, qu’on appellera Danie [-> Twitter@jouttex / Blog: danie's shopping log], qui a décidé de faire profiter de son adhésion au fanclub pour offrir la possibilité aux fans étrangers d’obtenir des billets via ce biais.

Donc voilà, un grand merci à Danie qui nous a permis à moi, DarkSoul et Exelen, ainsi qu’une 30aine d’autres non Japonais, d’assister à ces deux jours de concert.

Voilà déjà un peu plus de 11 ans depuis la sortie de son premier single 想い (omoi) [-> live lors de feu l'émission アニぱら (Youtube)] en décembre 2000 et il aura fallu attendre 2004 pour la voir percer avec Innocent Starter et par extension avec la franchise Nanoha.

Pour ma part, on peut dire que je suis un fan relativement récent : ayant vu la première série Nanoha qu’en 2007~2008 et surtout n’étant devenu véritablement fan de la chanteuse -et par extension de ses chansons- qu’un peu plus tard, après avoir entendu SUPER GENERATION chez un ami qui suivait sa carrière depuis déjà plusieurs années.

Entre temps, je dépense régulièrement mon argent dans les Blu-ray de ses concerts (donc depuis décembre 2008 avec le LIVE FIGHTER) et nourrissait le rêve de pouvoir assister un jour à un de ces concerts. Jusqu’à aujourd’hui j’ai préféré rester réaliste, n’étant pas membre de son fanclub (pas faute d’avoir essayé mais n’ayant pas d’adresse au Japon et ne tenant pas non plus à déranger des amis avec ce genre de considérations) et au vu du prix de la revente des billets par certaines personnes qui cherchent à se faire du profit…

Je ne reviendrai pas sur comment j’ai eu ces billets, pour ça vous pourrez jeter un oeil aux liens en annexe en fin d’article.

Etant habitué à voir les Blu-ray de ses concerts, je savais qu’il y aurait une certaine redondance dans la tracklist des 2 jours de concert mais comme ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de pouvoir assister à un concert live donc j’ai demandé des billets pour les 2 jours, respectivement nommés QUEEN’S NIGHT et KING’S NIGHT.

Les quelques jours qui ont précédé le concert, ainsi que les jours-même du concert, se déroulait la vente des goodies exclusives du LIVE CASTLE [-> lineup des goodies]. Je ne détaillerai pas mon aventure avec l’achat des goodies mais pour résumer j’ai pris le premier train depuis la station proche de laquelle je réside à 4h25 pour arriver aux alentours de 5h au Tôkyô Dôme, lieu où se déroulait la vente de goodies pour le premier jour. Cette-dernière ne débutant pas avant 9h, j’ai affronté le froid de la nuit ainsi que la pluie jusqu’à midi, heure à laquelle je suis arrivé aux caisses, et malgré tout certains goodies étaient déjà en rupture de stock.

Pour chaque goodie acheté, on recevait un petit sachet avec à l’interieur une NANACA, des photos exclusives au format carte à jouer, et pour le LIVE CASTLE, il y a 9 NANACA différentes à collectionner donc échanger avec d’autres fans qui en ont en double.

Quelques heures avant l’ouverture des portes du Tôkyô Dôme, plusieurs fans distribuaient des pamphlets, qu’ils ont conçu et imprimé eux-même (contrairement à Yukari Tamura où là ils sont produits et distribués par le staff pro de la chanteuse), expliquant les calls pour les différentes chansons de Nana. Si vous avez déjà vu des vidéos de concerts live où vous voyez les spectateurs agiter des lumières de différentes couleurs, c’est à ça que ça fait référence.

En effet lors de ces concerts, on peut ou non participer au phénomène de masse qui consiste à agiter un glowstick ou un penlight d’une certaine couleur en rythme et en décrivant différents mouvements selon le passage. Je ne préfère pas rentrer dans les détails, étant moi-même néophyte de cet exercice mais je dois reconnaître qu’en faisant partie du public, on se prend très vite à ce petit jeu et mine de rien c’est amusant même si cela fatigue très vite le bras.

Rassurez-vous on s’y habitue vite… ou alors on ne sent plus la douleur très vite.

Pour la petite anecdote, à deux jours du concert il était déjà devenu très difficile de se fournir en glowsticks dans les différentes boutiques genre Animate car ceux utilisés, les ルミカ大閃光 (Lumica Daisenkô), ont une durée de vie que de quelques minutes, assez pour durer une chanson, mais ont l’avantage d’émettre une lumière assez forte et bien visible comparée à d’autres qui peuvent durer entre 4 et 6 heures.

Etant arrivé au Japon un peu tardivement, je n’ai pas eu le temps de faire des stocks de glowsticks de différentes couleurs et je suis resté sur la couleur officielle : le bleu qui peut être utilisé sur toutes les chansons. Pour les curieux, le orange est la couleur la plus utilisée car associée à pas mal de chansons qui passent souvent en concert. Vous aurez aussi deviné que les Ultra Orange (ou UO), sont ceux dont les stocks s’épuisent le plus vite dans les boutiques qui en vendent.

Le Tôkyô Dôme pouvant acceuillir près de 50 000 personnes et ma place n’étant pas dans l’Arena, nom qui désigne la zone directement à côté de la scène et donc au coeur même du Dôme, j’étais quand même relativement loin mais malgré tout la présence d’écrans géants permettait de profiter de gros plans sur le visage de Nana qui semblait s’en donner à coeur joie.

Pour les curieux, j’étais situé dans les gradins situés en hauteur lors du premier jour donc en périphérie du dôme même si j’étais dans les rangs les plus avancés sur ces gradins. Même avec la vue plongeante, il était quand même assez difficile de voir Nana à cette distane et j’ai quand même pas mal regardé les gros écrans mais cela n’a en rien gâché mon plaisir, c’était prévisible qu’avec une salle de cette taille, je ne m’attendais pas à obtenir des places exceptionnelles (i.e.: l’Arena). Je signalerai quand même que Nana a fait plusieurs tours de salle dans une montgolfière et donc s’est retrouvée à ma hauteur plus d’une fois et j’avoue que c’était plus que plaisant de pouvoir la voir d’aussi près.

En ce qui concerne le second jour, j’étais un peu à l’opposé de là où j’étais la veille, toujours dans les gradins mais pas ceux sur les balcons en hauteur et du côté gauche par rapport à la scène. Rien de bien particulier à signaler si ce n’est que j’étais plus proche de la scène mais qu’encore une fois, les écrans géants n’étaient pas forcément du luxe.

Malgré sa taille, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas d’une salle de concert à la base mais d’un stade de sports et que donc malheureusement, l’acoustique était tout sauf optimale. Cela est bien sûr assez ironique lorsqu’on se dit qu’on assiste à un concert live mais l’atmosphère dans le Dôme était telle que finalement on accepte ce genre d’imperfections et on replonge très vite dans le concert.

Je tiens quand même à mentioner l’existence d’un écho qui n’est pas forcément dérangeant lors des chansons mais lorsque viennent les phases de MC (séquences où Nana prend la parole), il se faisait bien ressentir et bien qu’il ne gâchait pas grand chose, ça restait quand même assez perturbant.

En général lorsque je regarde des enregistrements de concerts, j’ai l’habitude de zapper les phases de MC car ma compréhension orale du japonais en était encore à ses balbutiements et que je suis plus interessé par entendre les performances live des artistes.

Comme cette fois-ci j’étais dans le public, il aurait été très disrespectueux de ne pas écouter ce que Nana avait à nous dire, d’autant plus que depuis mon japonais s’est un peu amélioré (n’empêche que je devrais consacrer plus de temps à mes études). Je dois avouer que se retrouver dans le public et se dire qu’on fait partie des heureux élus à recevoir directement ses messages offrent une toute autre façon d’appréhender ces MCs.

Je n’entrerai pas dans les détails de ces MCs mais je partage quand même le fait qu’elle avait encore du mal à croire qu’elle était vraiment au Tôkyô Dôme et que tout ceci ressemblait à un rêve pour elle -le tout suivi d’un appel général du public pour lui crier que tout ceci était bien réel- ou que tant qu’il y aurait des fans pour crier son nom, elle continuera de chanter.

Parce que je suis gentil, je partage quand même son premier MC du KING’S NIGHT lorsqu’elle commentait sur le fait qu’elle était censée être habillée en « cool king » mais qu’avec sa stature elle faisait plus prince que roi. Dans le même registre, elle a aussi annoncé qu’elle s’occupera de l’opening du drama Switch Girl et mentionne le fait que l’héroïne a 18 ans en ajoutant que « ce n’est pas très éloigné de mon âge » toujours avec son grand sourire (pour rappel, elle est née le 21 janvier 1980).

Ce n’est pas la première fois que je vois Nana verser des larmes lorsqu’elle s’adresse à son public mais c’est bien la première fois que je fais partie de ce dernier et l’émotion en est d’autant plus forte lorsqu’elle déploie toute la puissance de sa voix pour nous remercier sans micro qui arrivait même à atteindre les fans les plus éloignées de la scène.

Cela dit si je devais retenir un seul passage de ces séquences, c’est après que Nana soit apparue avec son costume rose avec une paire d’oreilles de lapins et une petite queue touffue toute blanche. Non seulement elle était délicieusement adorable dans ce costume mais en plus on pouvait entendre le public scander des « mawatte » et le pire c’est qu’elle s’est pliée à ces demandes et s’est mise à sauter sur place en tournant en imitant quelques mimiques de lapins. Je dois avouer que c’était tout simplement trop adorable et qu’en plus j’ai pu assister à ce petit spectacle les deux jours dont j’ai savouré chaque seconde. Par contre dommage pour ceux qui iront à ses prochains concerts, elle nous a aussi dit qu’elle ne remettrait pas ce costume avant 12 ans car oui, c’était fait pour correspondre au zodiaque chinois.

J’ai beau avoir une certaine tendance à préférer Nana en tant que chanteuse mais j’apprécie aussi énormément ses rôles en tant que seiyû que ce soit plus récemment en tant que Tsubomi/Cure Blossom dans Heartcatch Precure ou d’autres rôles plus graves ou plus effacés comme l’emblématique Fate T. Harlaown de la franchise Nanoha.

Comme à l’habitude, en plus des quelques MCs de Nana, on a aussi eu droit à des mini performances de certains membres de son staff, à savoir les Cherry Boys et la Team YO-DA.

Pour ceux qui se demandent de quoi il s’agit, les Cherry Boys sont les musiciens qui suivent Nana depuis son premier concert en 2000 (entre temps, leur nombre a un peu augmenté mais on retrouve toujours les mêmes membres clés depuis leurs débuts). Sur le même modèle, la Team YO-DA désigne le groupe de danseuses qui suivent aussi Nana depuis son premier concert ; le nom vient du surnom de la chorégraphe Yamashiro Yôko [-> blog / site officiel] dite Yoda, responsable de toutes les chorégraphies pour les concerts de Nana depuis 2002.

Encore une fois, je ne rentre pas dans les détails car vous pourrez voir tout ça sur le DVD et Blu-ray du LIVE CASTLE quand ces derniers seront disponibles mais pour les amateurs de petites anecdotes, sur une des vidéos entre deux chansons, on pouvait apprécier une performance de trois de Cherry Boys et à la fin les voir croiser leur guitare et lire « Les trois mousquetaires » sur l’écran.

Toujours pour les fans de kitsch, un des interludes se présentait sous la forme d’une vidéo projetée  sur le plafond du dôme avec une voix qui racontait une légende à propos des constellations du lion et de la vierge, le tout en anglais dont voici le script :

Once, when heroes ruled the world, nothing separated the sky and the ground. Imperceptibly, a lion settled in the brilliant stars’ sky. The lion began to disturb orbits with his brute nails. The calamities hit the ground and people felt the end of the world. A king who looked up the sky anxiously, decided his mind and took the legend sword. Seven heroes were fighting against the lion in the sky. But heroes didn’t have any chance to beat the Gods’ blood lion. The king with the legend sword showed up there and held it toward the sky. Seven stars got together on the legend sword and sparkled. Light from the sword that the king swung down hit a gem on the lion’s brow. When the king gently touched the lion’s brow, the lion brightened and spread out seven wings. Then, the king and the white lion were praised as Gods and became a shining constellation.

En ce qui concerne la vidéo qui accompagnait cette narration, vous pouvez imaginer un lion en 3DCG qui ressemble à Scar dans Le Roi Lion de Disney et Nana dans une robe censée représenter son rôle de roi et recevant une épée, le tout dans un habillage assez kitsch. La suite et fin de la vidéo est exactement comme décrits plus haut, on voit Nana porter un coup d’épée au lion puis vient l’apaiser et enfin ce dernier se pare totalement de blanc et déploie ses ailes. Le concert reprend ensuite du plus bel effet avec Nana qui apparait soudainement en hauteur, chevauchant une reconstruction de ce lion ailé avant d’entonner Synchrogazer (dont le single est sorti plusieurs jours après le concert).

Lors du KING’S NIGHT, la chanson qui suivait Synchrogazer était ETERNAL BLAZE et ce n’était pas la première fois que la salle virait au orange mais c’était sûrement l’un des moments les plus impressionnants de ces deux jours de concert. Comme des images valent mieux que des mots, voici une petite illustration-caricature :

Il faut vraiment le voir pour le croire !

Vous me direz que ceci n’a rien de particulièrement impressionnant quand on est habitués à voir des vidéos de live mais pourtant, une fois qu’on passe de simple spectateur vidéo à membre du public, tout change et je ne peux qu’encourager les fans de certains artistes populaires à assister à leurs lives s’ils en ont l’occasion (et surtout la chance).

Je profite du fait que j’évoque deux des titres présents sur la tracklist des deux jours pour non pas faire un listing mais plus parler de mes impressions dessus.

Je ne vais pas parler de déception parce que ce serait assez loin de la vérité mais cela n’empêche que j’ai noté un très grand nombre de chansons vraiment récente et je regrette un petit peu de ne pas pu entendre des chansons plus anciennes, dont surtout Promise on Christmas d’autant plus qu’on est en décembre.

Toujours dans la série des chansons dont la présence m’auraient fait plaisir, je peux citer les chansons d’albums qui commencent un peu à dater mais au rythme plus posé qui n’étaient peut-être pas assez adaptés pour le thème du LIVE CASTLE. Quoi qu’il en soit, j’ai toujours une place dans mon coeur pour des chansons telle que Brilliant Star, refrain, The place of happiness et bien d’autres encore sans oublier 想い et je ne désespère pas de pouvoir les redécouvrir à nouveau à l’occasion de d’autres lives.

Ma plus grosse surprise reste quand même l’absence à ce concert de Justice to Believe qui fait quand même des classiques qu’on s’attend à retrouver systématiquement (à l’image de POWER GATE et ETERNAL BLAZE) ; non pas que je regrette particulièrement son absence plus que par rapport à une autre mais je ne peux juste pas cacher mon étonnement à ce sujet. Cela dit, on a déjà été gratifié d’une version tout bonnement épique lors de son précédent concert, le LIVE GRACE qui bénéficiait d’un véritable orchestre pour l’occasion, et je me dis que c’est limite pas plus mal comme ça : cela me permet de garder en mémoire cette dernière performance vraiment exceptionnelle.

J’ai aussi été surpris que 深愛 (Shin’Ai) ait été chantée lors du KING’S NIGHT, étant donné le profil de la chanson (qui est pour rappel, en dépit de ses airs de chanson d’amour romantique, un hommage à son père décédé) aurait peut-être eu plus sa place lors de la QUEEN’S NIGHT mais ceci reste bien sûr dans le domaine du nitpicking comme diraient nos amis anglophones.

Les fans de Nanoha pouvaient être comblés, on a eu droit à BRAVE PHOENIX -sûrement mon coup de coeur parmi les chansons de la franchise- en ouverture pour la QUEEN’S NIGHT suivie de ROMANCERS’ NEO, utilisée dans le jeu PSP de Nanoha A’s. On a aussi eu droit aux classiques MASSIVE WONDERS, SECRET AMBITION, PHANTOM MINDS sans oublier le flamboyant (littéralement pendant le concert avec des jets de flammes dont la chaleur atteignait même les spectateurs les plus excentrés) ETERNAL BLAZE et l’éternel innocent starter chantée en dernier lors du KING’S NIGHT juste avant l’encore. J’aurais bien aimé pouvoir entendre Pray pour compléter la série mais il faut croire que cette chanson n’a jamais -malheureusement- réellement connu de succès populaire.

Si j’ai toujours trouvé qu’il manquait un petit quelque chose pour vraiment apprécier POWER GATE lorsqu’elle passe dans mes oreilles en temps normal, je lui reconnais un charme certain lors des live que j’ai pu voir, c’est un peu comme si je redécouvrais la chanson sous un nouveau jour. J’ai toujours été bluffé par l’énergie que dégageait Nana lorsqu’elle chante cette chanson dans des concerts mais aussi celle venant du public qui semble à chaque fois se donner à fond lors de la call sur cette chanson.

Pour la première fois j’ai pu faire l’expérience de POWER GATE en live et si jusque là j’avais été impressionné par ce que je voyais sur mon petit écran, une fois sur place c’est une expérience encore plus époustouflante. Non pas que Nana ne se donne pas toujours à fond sur les autres chansons il y’a ce je-ne-sais-quoi qui fait toute la différence sur POWER GATE ; on pouvait soudainement ressentir une nouvelle vague d’enthousiasme plus forte que jamais déferler dans tout le Tôkyô Dôme et rendre encore plus survolté un public qui était déjà déchaîné. Enfin bref je ne saurais dire ce que cette chanson a de spéciale en live, si la façon de la chanter de Nana en live a quelque chose de magique ou non, mais cela fait facilement partie de mes souvenirs les plus marquants sur ces deux jours (d’autant plus qu’elle était présente sur les deux tracklists).

Ceux qui me fréquentent un peu doivent être au courant pour l’amour sans borne que je porte à DISCOTHEQUE, utilisée en opening pour Rosario+Vampire Capu2 [-> clip de l'op (Youtube)], et pour son PV totalement délirant -et disponible sur le DVD/Blu-ray de NANA CLIPS 5, une compilation de ses PVs- et adorablement kitsch. Au delà de ces quelques considérations graphiques j’avoue aussi adorer la chanson en elle-même et c’était vraiment un plaisir d’entendre son CHU-LU CHU-LU CHU-LU PA-YA-PA si caractéristique pour débuter l’encore de la QUEEN’S NIGHT et voir une partie des lumières bleues du public virer au rose.

Si on me demandait LA chanson de Nana que je n’aurais voulu rater en live c’est bien SUPER GENERATION car non seulement c’est la chanson qui m’a fait devenir fan mais elle a une valeur affective qui va au delà de ce genre de considérations. Même à l’époque lorsque mon japonais était encore plus qu’insuffisant, j’étais déjà porté par le sens des paroles qui restent certes très simples mais qui arrivent néanmoins à me toucher. Cette chanson a pris d’autant plus d’importance au fur et à mesure que j’en apprenais sur Nana qui n’est pas seulement une seiyû et une chanteuse mais aussi parolière sur une partie de ces chansons (à commencer par les innocent starter, ETERNAL BLAZE et autres MASSIVE WONDERS) mais aussi compositrice et justement SUPER GENERATION est la toute première chanson qu’elle a composé elle-même en plus d’avoir écrit les paroles.

Je ne cache pas que j’avais quelques appréhensions à la fin de l’encore du KING’S NIGHT et que SUPER GENERATION n’était pas encore passée même lors de la QUEEN’S NIGHT mais comme on avait pu avoir un second encore lors de cette dernière avec une magnifique interprétation de あの日夢見たお願い (ano hi yume mita onegai) du coup je gardais encore espoir pour le second encore de la KING’S NIGHT et j’avais bien raison d’espérer.

A la fin d’ASTROGATION, Nana reprend le micro pour encore une fois remercier tous ceux qui étaient venus et que pour le second encore elle avait une invitée spéciale à nous présenter : il s’agissait ni plus ni moins que de Mika Kondô, sa petite soeur aussi chanteuse qui suit sa carrière en solo avec Daisy x Daisy [-> site officiel] de Agematsu Mika [-> site officiel en anglais] (merci a Mic pour la correction, ça ne me réussit pas les nuits blanches à écrire… Faut croire que je mélange encore les évènements avec son passage en Belgique en novembre dernier…) et qui nous a fait l’honneur d’accompagner Nana sur SUPER GENERATION en ―MUSEUM STYLE― (version spéciale présente sur la seconde compilation THE MUSEUM II) à la harpe.

Je ne vous cache pas que j’ai été littéralement transporté dans un rêve pendant ces 5 minutes dont je savourais chaque instant avec une intensité qui m’était inconnue jusque là. Je ne saurais trouver les mots pour dire à quel point je souhaitais que cette chanson ne finisse jamais mais malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et c’est avec une larme à l’oeil que ce concert s’est achevé avec la phase finale de MC où Nana nous prouvait encore une fois qu’elle a su garder son côté humain et sait faire preuve d’humilité envers son public et ses fans même avec le succès phénoménal qu’elle connait en ce moment.

D’ailleurs pour la petite anecdote un des fans non-Japonais présent était un Américain qui avait déjà bien dépassé la cinquantaine et avait fait le déplacement spécialement de New York pour l’occasion -et s’est même payé le luxe de s’embrouiller avec sa femme à ce sujet-, j’avoue avoir énormément de respect pour ce frère d’armes. Dans le même style, j’avais aussi pu remarquer une Japonaise d’un âge plus qu’honorable (sûrement âgée que le gentleman que je viens de citer) qui, au premier abord, avait l’air de juste accompagner ses enfants et semblait plus ou moins comater avant le début du concert ; par contre une fois Nana en scène et les chansons débutées, j’ai été surpris par la vigueur avec laquelle elle participait aux calls et j’ai un peu honte de le dire mais elle se débrouillait mieux que moi et semblait avoir une certaine expérience qui forçait le respect.

A l’heure actuelle je n’ai pas encore fini de lire 深愛 (Shin’Ai), son autobiographie qui porte le même titre qu’une de ses chansons, mais j’ai suffisamment avancé pour avoir redécouvert Nana sous un autre angle et en suis venu à l’apprécier encore plus, non plus pour ses divers talents, mais en tant qu’être humain qui a une histoire véritablement touchante à raconter. Il me reste encore plus d’une bonne centaine de pages à lire mais ce que j’ai pu lire me confirme que les larmes de bonheur que j’ai pu voir et tous les remerciements que j’ai pu entendre étaient tous bien sincères.

D’ailleurs après ce MC final, on pouvait entendre à nouveau SUPER GENERATION -la version normale cette fois-ci- passer dans les enceintes du Dôme tandis que Nana annonçait une petite distribution de cadeaux sous forme d’une petite peluche de lion. Pour cela, des membres du staff avaient préparé plusieurs fusils pneumatiques chargés avec les petites peluches que Nana tirait un peu au hasard dans le public, une petite dizaine (chaque jour, elle en avait fait de même pour la QUEEN’S NIGHT) en tout furent tirés. Il va sans dire que j’avais peu d’espoir d’en récupérer un mais la vision de Nana en t-shirt et en short avec ce gros fusil pneumatique avait un côté résolument sexy.

Le concert avait beau durer plus de 4 heures pour chaque journée, j’ai encore l’impression que tout est passé en un éclair et pourtant plus de 2 semaines après, j’ai encore toutes ces images et sensations encore bien vivantes dans ma tête. Je pense que le fait qu’il s’agisse de mon premier concert de cette ampleur joue beaucoup sur mes impressions mais avec le recul, même avec toutes les imperfections qu’il y a pu y avoir et les quelques réserves que je peux émettre, je peux dire qu’il s’agit vraiment d’une des meilleures expériences qui m’ait été offert et que je suis plus qu’heureux d’avoir pu participer à cet évènement.

Au delà de toutes ces considérations personnelles, il faut garder en tête que ce concert est aussi un point majeur dans la carrière de Nana car arriver en tête des charts Oricon est une performance plus que remarquable mais se produire au Tôkyô Dôme est un honneur tout particulier. Non seulement il s’agit de la plus grande salle de concert de tout le Japon mais en plus elle est la 8ème artiste féminine solo à pouvoir se produire dans cette salle depuis son ouverture en 1988. De plus, il faut garder en tête que se produire au Dôme était son rêve depuis toujours et j’affiche une certaine fierté à pouvoir dire que j’étais présent pour cette occasion si spéciale.

De mon point de vue, s’il y avait bien un seul concert auquel je voulais assister c’était bien celui-là car je considère en tant que fan qu’il a vraiment une portée symbolique plus importante que tous les autres. Même si j’espère quand même pouvoir aller à d’autres de ses concerts à l’avenir, je suis vraiment plus qu’heureux d’avoir pu au moins assister à celui-là et encore une fois je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé pour m’avoir permis d’être présent ces deux soirs là et je sais pertinemment que sans leur aide tout ceci aurait été impossible.

J’ai encore bien des choses à partager sur ces deux jours de concerts mais je pense avoir dit l’essentiel et j’avoue quand même vouloir garder jalousement quelques fragments de souvenirs plus précieux que les autres. Néanmoins, je encore une fois remercier tous ceux que j’ai pu rencontrer au cours de cette aventure et qui ont contribué à la rendre si unique, et oui je me permets d’utiliser ce terme car ça reste encore un moment exceptionnel à mes yeux.

Pour rester égal à moi-même, je vous offre une photo d’un des instants finaux du concert juste pour le plaisir :

Authentique !

Liens annexes :

Aussi un grand merci à zratul [-> Blog: Carnet d'une spatule /Twitter@zratul] qui a accepté de réaliser les deux 4-koma qui m’ont permis d’égayer un peu le billet.

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7 réponses à “Nana Mizuki : LIVE CASTLE 2011”
  1. Mic2070 dit :

    « il s’agissait ni plus ni moins que de Mika Kondô, sa petite soeur »
    What is this I don’t even-
    « à la harpe. »
    …c’était Agematsu Mika.

  2. Benou dit :

    Je suis impressionné devant ce récit. Et plein d’étoiles dans les yeux. J’aurais vraiment aimé être là! Et je ne savais même pas pour les pamphlets, c’est énorme! Je kifferais en avoir un, ou voir à quoi ça ressemble.. hin: :D

  3. lakitic dit :

    J’ai lu le tout et merci d’avoir partagé ton expérience, si seulement mon trimestre à l’université avait fini une semaine plus tôt… Sincèrement vivre SUPER GENERATION et ETERNAL BLAZE devait être magique. J’ai hâte que ça soit mon tour ^^!

  4. Athens dit :

    Merci pour ce compte-rendu, je suis fier qu’un français ait put assister a ces deux concerts!
    Ton compte-rendu est très bien écris et tant que fan j’ai eu l’impression d’immerger dans le concert en partageant tes sentiments!

  5.  
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