Vers la fin du mois de juillet dernier, Nana Mizuki avait annoncé qu’elle ferait un concert au Tôkyô Dôme en décembre. Bien entendu en tant que fan de la miss, j’étais ravi pour elle et je nourrissais l’espoir de pouvoir y assister. Ce que j’ai pu faire d’ailleurs.
Quelques jours après cette première annonce, j’avais pu lire que Maaya aller faire un concert environ 2 semaines après celui de Nana. Déjà que celui de Nana était déjà une raison suffisante pour me déplacer au Japon, cette seconde annonce a cimenté ma volonté de me rendre à Tôkyô pour le mois de décembre.
A la différence du concert de Nana qui se déroulait dans la plus grande salle de concert du Japon, celui de Maaya lui était dans une petite salle pouvant acceuillir un maximum de 750 personnes. Oui c’est vraiment peu me direz-vous et c’est sûrement la raison pour laquelle elle s’est produite dans cette salle 6 jours d’afillé. Pour ma part, j’ai pu obtenir un billet pour la représentation du samedi grâce à l’ami DarkSoul [-> Twitter@DarkSoul4242] qui m’a accompagné et que je ne pourrais décidément jamais assez remercier.
Même avant d’arriver sur les lieux, j’étais déjà fan du nom de l’endroit.
Le concert avait lieu dans le Galaxy Theatre / 銀河劇場 (Ginga Gekijô) et non ça ne s’invente pas comme nom, situé pas loin de la station Tennôzu Isle située sur la ligne Rinkai. Pour ceux friands de petites anecdotes, il va y avoir dans quelques jours la comédie musicale de Saint Seiya qui va se produire exactement au même endroit, pour les détails vous pourrez demander à Exelen.
Une fois passé le contrôle des billets, on nous offre un petit sac de goodies contenant une carte postale ainsi qu’une chaussette et un papier avec la liste des goodies en vente [-> liste des goodies en vente]. Contrairement au LIVE CASTLE de Nana, cette fois-ci la vente de goodies était exclusivement réservée à ceux qui assistaient au concert, cela ne changera pas le fait qu’à 45 minutes du début du concert l’écharpe en vente était épuisée.
Une fois mes goodies acheté, je déambule un peu dans le lounge du bâtiment avant de me rendre au second étage pour trouver ma place qui était au second rang et me faisait bénéficier d’une vue plongeante assez nette sur la scène.
La vue que j’avais de mon siège.
A travers le rideau, on pouvait voir les ombres des différents techniciens qui achevaient les derniers préparatifs et à 17h tout pile la salle s’assombrit puis on voit quelques mots annonçant le début du concert projeté sur le rideau. Des mots qui laisseront place à l’ombre blanche d’un oiseau en cage avec le texte “easy listening” qui apparait progressivement avec des sons de machine à écrire pour accompagner.
Enfin le rideau se lève et on peut apercevoir Maaya dans une robe bleue turquoise simple mais élégante au centre d’un spot de lumière, et avec une fleur bleue en guise d’accessoire dans ses cheveux, et derrière elle 8 musiciens et 2 choristes. Quelques secondes de silence puis vinrent les syllabes “i-no-ri” avant que les musiciens se mettent à jouer et ainsi débute donc la première chanson. Loin des fastueux effets spéciaux du concert de Nana, c’est un jeu de lumière tres sobre qui accompagnait inori et donnait une ambiance très éthérée à cette chanson.
Ensuite vint afternoon repose accompagnée de la douceur de sa mélodie et de celle de la voix de Maaya qui chantait dans un anglais très impressionnant et compréhensible, pour une personne Japonaise il s’entend. Maaya est arrivée à créer une atmosphère à la fois très intime mais aussi très chaleureuse avec cette chansons à la fois délicate et reposante avant de prendre la parole pour la première phase de MC.
C’est une Maaya très humble et très modeste qui nous annonce que cette série de concerts sera sûrement la seule de ce type, ce qui ne manquera pas de provoquer de vives réactions d’étonnement. Mon voisin de droite lâchera même un “maji~suka ?” pas très discret mais aussi très spontané. J’avoue qu’à ce moment là j’avais encore un peu de mal à comprendre totalement les enjeux de ce qu’elle venait de dire mais j’allais avoir les réponses que je cherchais par la suite.
La musique reprit avec pratiquement le reste de l’album Easy Listening. A la fin de la dernière musique de cette série, Maaya quitta la scène pour aller en coulisses et le rideau s’abaissa pour laisser place à un interlude vidéo. L’ombre blanche de l’oiseau ré-apparut devant nos yeux pour prendre son envol hors de sa cage pour laisser place à la forme d’un avion qui s’apprête à décoller et avec un compteur de chronomètre qui s’affiche et démarre au même moment où le rideau se lève.
C’est ensuite l’intégralité de l’album 30minutes night flight qui sera chanté sans aucune interruption, et avec une nouvelle robe dont je ne saurais décrire les motifs mais qui restait assez sobre malgré tout, et donc aucune phase de MC pour finir avec le compteur affichant environ 29 minutes puis on voit Maaya repartir en coulisse avec les échos de la fin de la chanson 30minutes night flight ~sound of a new day en fond.
J’ai savouré autant que possible cette petite demie-heure de musique ininterrompue qui s’est vraiment révélée divine. Le plaisir d’entendre non seulement la voix de Maaya en live dans des conditions acoustiques vraiment idéales mais aussi les différentes ré-instrumentalisations des chansons qui leur donnaient une nouvelle dimension et m’a permis de redécouvrir certaines.
Une mention toute particulière à 僕たちが恋をする理由 (Boku-tachi ga koi wo suru riyû) où on entendait seulement la voix de Maaya accompagnée du piano pendant les 3/4 de la chanson avant que les violons rentrent en scène. Aucune différence notable avec la version qu’on peut écouter sur CD si ce n’est que le rendu live du piano combiné à la voix de Maaya faisait vraiment des merveilles. Tout en simplicité mais tellement élégant et émouvant que je ne saurais décrire la surcharge d’émotions que j’ai eu avec de simples mots.
Après ces 30 minutes de pur bonheur, le rideau tombe à nouveau et se dessine dessus la piste d’atterrissage sur lequel notre avion se pose avant de se transformer en voiture pour la dernière partie du voyage. C’est donc au tour de l’album Driving in the silence qui débute par la chanson du même type après un certain moment de silence où on entendait juste le son du projecteur qui diffusait une vidéo d’un paysage de route de campagne qui défilait pendant bien plusieurs minutes.
Après ce petit tour en voiture, le rideau se lève et c’est une Maaya portant une longue jupe blanche agrémentée d’un ruban de la même couleur et portant une petite capeline rouge qui se présente devant nous. Un 3ème costume très approprié à la saison -après tout on était à une semaine de Noël- et se rattachant à l’esthétique adoptée pour les goodies de ce concert.
Une fois Driving in the silence terminée, Maaya reprit le micro en plaisantant sur le fait que cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas fait de MC ce qui ne manquera pas de faire rire toute la salle. Elle nous explique qu’à cause du titre de l’album 30minutes night flight et que tout chanter lui prenait presque cette demie-heure, elle a volontairement pas fait de MC et avait hésité à faire de même pour Driving in the silence, encore une fois à cause du titre mais que finalement cela aurait fait trop long sans s’adresser à son public.
Le concert reprend sur les premières notes de Sayonara Santa, une chanson pour laquelle j’ai énormément d’affection et je ne saurais pas trop dire pourquoi ; peut-être est-ce la mélodie très entrainante ou peut-être est-ce la très grande mélancolie qui se dégage des paroles voire même le contraste entre ces deux éléments, allez savoir. Quoi qu’il en soit, je reprenais avec plaisir ce voyage dans lequel Maaya nous invitait via le reste de l’album, un pur moment de rêve ponctué par quelques phases de MC.
Maaya nous expliquait qu’elle avait choisi “l’hiver” comme thème pour ce concert et que la raison pour laquelle elle se produisait dans une salle aussi petite c’était, non seulement pour l’acoustique, parce qu’elle avait imaginé un concept pour ce concert.
Imaginez que vous vous retrouvez en compagnie d’amis qui vous sont chers dans le comfort d’une maison bien chauffée par un froid jour d’hiver. Soudainement l’un d’entre vous prend une guitare et commence à en jouer en fredonnant puis tout le monde se prend au jeu et accompagne au chant, le tout dans la bonne humeur. Voilà le genre d’atmosphère que je voulais recréer avec ces petits concerts.
C’est sur un ton très empreint d’humilité et de délicatesse qu’elle nous partage ses intentions (que j’ai traduit un peu maladroitement mais le coeur de l’idée est là) et espère qu’elle est parvenue à nous les transmettre.
Le concert finit sur deux chansons qui ne sont sur aucun des 3 albums cités : à savoir Buddy, utilisée comme opening pour la nouvelle série Last Exile -Fam, The Silver Wing- suivie de おかえりなさい (okaerinasai), opening de Tamayura ~ hitotose ~.
J’ai beau avoir énormément d’affection pour School Food Punishment, je trouve justement que Buddy ressemble beaucoup trop à un patchwork de leurs différentes chansons et qu’avec la présence d’effets instrumentaux qu’on retrouve dans certaines de leurs chansons. Sans la voix de Maaya on pourrait vraiment croire qu’il s’agisse d’une chanson de School Food Punishment ; ce qui reste assez logique me direz-vous étant donné qu’ils ont composé la chanson mais je persiste à penser qu’ils sont restés beaucoup trop proches de leur zone de comfort musicale. J’apprécie bien sûr la chanson il va sans dire mais je ne peux m’empêcher de penser que cette chanson aurait pu avoir une personnalité bien à elle beaucoup plus marquée et qui correspondrait mieux au style de Maaya.
Je signalerai aussi qu’elle avait profité d’une pause entre deux chansons pour retirer sa capeline rouge pour découvrir un petit haut tout noir qui laissait ses épaules totalement découverte. Je me passerai de faire des commentaires salaces et mal venus mais je dois quand même avouer que cette vision de Maaya qui se penche pour saluer et remercier son public et qui laissait entrevoir ses épaules totalement nues était assez enchanteresse.
C’est donc sur おかえりなさい que s’achève ce concert avec Maaya qui remercie tous ceux qui ont pu faire l’effort de venir car elle sait à quel point cela a pu être difficile et surtout couteux d’obtenir un billet pour venir à cause du système de vente générale qui a été pris d’assaut par des individus peu scrupuleux dont le seul but était de faire un joli bénéfice (jusqu’à plus de 5 fois le prix d’origine). Cela l’a beaucoup touché de voir tout ce monde qui s’est déplacé et repart en direction des coulisses.
Maaya reviendra une dernière fois sur scène, dans une robe noire toute en simplicité et en élégance, pour nous présenter un à un les différents musiciens et choristes qui l’accompagnaient ce soir, à savoir : 2 choristes, 2 femmes au violon, une à l’alto, une aux percussions, un guitariste (qui alternait entre une guitare acoustique et une électrique selon les chansons), un à la contrebasse (qui alternait aussi avec une guitare électrique), un batteur et finalement un pianiste qui disposait aussi d’un clavier en plus de son piano. Lors de ce MC final elle nous explique que la dernière chanson de l’encore est différente pour chaque jour car elle voulait vraiment rendre chacun de ces 6 concerts véritablement unique.
De plus, j’avais mentionné avoir reçu à l’entrée un petit sac contenant une chaussette (bien une, pas une paire et de toute vu la taille je pourrais pas la porter) ainsi qu’une carte postale. Il se trouve que l’image présente sur cette dernière varie en fonction du jour et que parmi toutes les cartes postales qui ont été distribuées, environ une centaine ont été dédicacées par Maaya, qui nous a d’ailleurs demandé avec beaucoup de malice de ne pas revendre les cartes signées sur internet. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance (ni DarkSoul) d’en avoir une signée mais je suis déjà bien content de pouvoir posséder ces souvenirs uniques.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’étais jaloux de la fille qui était située à ma droite qui avait eu la chance d’avoir une signature dorée sur sa carte postale.
Vous aurez probablement remarqué que j’abuse énormément des ellipses dans ce billet car j’avoue, encore plus que pour Nana, vouloir garder jalousement pour moi certains fragments de souvenirs associés à ce concert qui était vraiment plus qu’exceptionnel.
Si je devais faire une comparaison avec le LIVE CASTLE, je dirais que ce dernier pourrait être représenté par un shônen manga rempli d’action et surtout débordant de nekketsu dans sa forme la plus pure mais qui n’oublie pas d’offrir de vrais moments d’émotions tandis que ce in the silence lui serait plutôt comparé avec de la tranche de vie à la fois reposante mais aussi très chaleureuse et intimiste, le tout baigné dans une atmosphère très empreinte d’iyashikei.
Pour la petite comparaison un peu plus otaku, je comparerais sans aucun doute ce concert avec le 11ème épisode de ARIA THE ANIMATION, celui où Alicia, Akira et Athena racontent à leurs apprenties comment elles sont devenues amies lorsqu’elles étaient plus jeunes et partagent avec mélancolie et nostalgie. Ceux qui ont vu l’anime sauront à quoi je fais allusion et pour les autres, je ne peux que les inviter à découvrir cette série.
On pourrait croire que j’aurais tendance à préférer un concert plus que l’autre mais il n’en est rien, il s’agit de deux expériences radicalement différentes et surtout complémentaires que j’ai apprécié au même niveau mais d’une façon bien distincte. J’ai le même capital sympathie pour ces deux artistes qui sont mes préférées depuis plusieurs années. Si on me demande qui je préfère, je m’abstiendrais de répondre plutôt que de donner une réponse qui ne sera qu’a moitié vraie.
A mon humble avis, Maaya a réussi avec brio à concrétiser le concept qu’elle voulait insuffler dans son concert. Tout au long de ces 2h30 de live, je me sentais vraiment dans un autre monde où je pouvais laisser mon esprit se reposer et oublier le reste du monde comme si d’un coup il n’y avait plus que Maaya et nous public. Je reste encore très touché par cette volonté de Maaya de vouloir nous faire partager ce genre de petits plaisirs, c’est dans ce genre de moments que je me dis que je peux être fier d’être fan de ce genre d’artistes.
Je pense que j’ai pu bénéficier d’une chance incroyable de pouvoir assister à l’une de ces représentations surtout lorsque je repense à ce premier MC où Maaya nous disait qu’elle ne refera probablement pas de concert de ce type (au moins avant très longtemps). Pouvoir être aussi proche de Maaya, qui était vraiment adorable comme un coeur ce soir là, pour la première en quasiment 15 ans était vraiment une expérience telle que je ne saurais trouver les mots pour retranscrire fidèlement tout ce que j’ai pu ressentir.
Il est vrai que je suis avant tout fan de Maaya pour ses contributions aux chansons d’anime et que j’ai toujours la même tendresse pour 約束はいらない (yakusoku ha iranai) qui me ramène en adolescence lorsque je regardais Escaflowne sur Canal+ ou プラチナ (Platina) qui me rappelle Card Captor Sakura sans oublier sa collaboration avec Yôko Kannô qui reste à l’heure actuelle ma chanson préférée de toute sa discographie, à savoir 奇跡の海 (kiseki no umi).
Je ne cache pas être un peu déçu de ne pas avoir pu entendre ces chansons pour lesquelles j’ai autant d’affection en live mais je préfère me dire que ce n’est probablement pas son seul concert auquel je pourrais assister et mets de côté ce genre de considérations pour ne garder en mémoire que l’essence de ce live in the silence dont certaines des chansons chantées ce soir là ont leur paroles écrites par Maaya elle-même.
Si j’avais encore quelques regrets de ne pas avoir pu assister au LIVE -Gift- qui fêtait ses 15 ans de carrière au Budôkan, avoir eu la chance de faire partie des heureux élus présents pour ce in the silence les ont complètement balayé.
Comme je l’avais posté sur twitter, si le LIVE CASTLE de Nana avait rempli ma tête d’étoiles pendant près de 8h, Maaya a su me faire rêver pendant environ 2h30 et ces quelques heures valent vraiment tout l’or du monde.
Encore une fois, je tiens à remercier l’ami DarkSoul sans qui tout ceci n’aurait pas été possible et j’espère pouvoir lui renvoyer l’ascenseur un jour.



Mais quel fanboy²~
(Ceci dit l’impression que c’était des ambiances très différentes de concerts ressort bien dans les articles ~)
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