Certains auront sûrement remarqué qu’une série d’articles sur la série de six OAVs de Gundam 0080: War in the Pocket ont été publiés par divers de mes comparses bloggers, d’ailleurs beaucoup font référence à un obscur projet dont je serais à l’origine (« encore un » s’exclameront certains dans l’assistance) et qui contrairement à certains de ses prédécesseurs a pu être mené, non sans mal ni sans pertes, jusqu’au bout.

Pour ceux qui s’en fiche de connaître le récit de l’aventure de ce projet descendez jusqu’à la première image. [->]

Tout d’abord, je tiens à remercier tous ceux qui ont accepté de participer au projet, qu’ils aient pu poster quelque chose ou non, et ont fait preuve de bonne volonté tout au long en supportant à la fois une relative absence de ma part mais aussi parfois une certaine pression que j’aurais pu leur mettre sur les épaules à l’approche de certaines deadlines de notre calendrier qui ne fût que très rarement respecté, esprit dôjin© oblige.

Pour parler un peu plus du projet, cela faisait déjà un moment que l’idée de faire quelque chose en y impliquant quelques acteurs plus ou moins importants de la blogosphère pour créer quelque chose pour Noël 2010 me trottait dans la tête. C’est un beau soir de septembre peu avant ma rentrée, au détour d’une discussion gtalk avec Lyn, une personne qui a des accès éditeur sur ce blog qui publiera des billets dans le courant de l’année prochaine (qui a déjà publié un billet sur la série d’otome games -en gros des jeux, principalement des VNs, destinés à un public féminin- Starry Sky, du moins deux d’entre eux) au sein de laquelle nous discutions de Gundam 0080 (duh!) que me vient l’idée de suggérer ces OAVs comme sujet de discussion pour ce Noël 2010. Certains doivent se demander la pertinence de ce choix alors que ef, 5cm/s et d’autres anime avaient déjà effleuré mon esprit. Pour faire court : le contexte dans lequel évolue 0080 se situe à quelques jours avant Noël et c’est tout, je sais que ça peut faire léger comme raison mais il faut savoir que cette série me tient particulièrement à coeur pour plusieurs raisons que j’évoquerai par la suite dans ce billet.
Après avoir proposé l’idée à Tetho et FFenril qui furent plus qu’enthousiasmés par cette idée, nous avons démarché plusieurs de nos confrères pour se joindre avec nous dans l’aventure, d’ailleurs on avait même pensé à cdt mais on se disait qu’on avait toujorus pas réussi à lui faire voir le film de Macross: Te souviens-tu de l’amour? du coup on a préféré lui garder la surprise parce qu’on sait à quel point il aime Gundam. Blague à part, c’est donc après avoir fait un premier tri parmi les suggestions qu’on a lancé les démarches pour rameuter plusieurs collègues bloggers pour nous épauler sur cette tâche, d’ailleurs pour les curieux la liste des invités, plus leur blog associé, est la suivante (dans un ordre totalement arbitraire) :

Encore une fois je remercie tout ce beau petit monde d’avoir été assez motivé pour participer même si on déplore quelques pertes, d’ailleurs je vais citer ceux qui sont tombés au combat pour nos pêchés d’orgueil et qui n’auront pas droit à leur burger offert. Ah oui juste avant de lister nos morts je tenais à préciser que pour récompenser ceux qui iront jusqu’au bout et ce traduit par un burger payé de ma poche. Certains se demanderont pourquoi un burger, ce à quoi je répondrai que la réponse se trouve dans les deux derniers OAV. Sur ce, la liste de ceux qui nous ont abandonné en cours de route pour diverses raisons :

Je sens déjà que certains coquins vont vouloir les huer mais non il ne faut pas leur jeter la pierre, on a jamais obligé personne à blogguer contre son gré (sinon on verrait plus souvent des billets chez cdt) et de plus l’un des points les plus importants du projet n’était pas de se prendre la tête à pondre des billets hyper analytiques, pédants et auquel personne va rien comprendre (comme ce que vous allez lire une fois que j’aurai fini mon introduction super longue comme j’aime en faire parce que ça reflète mon narcissisme et illogisme total) mais juste de prendre du plaisir à parler d’un sujet commun à l’occasion des fêtes de fin d’année et d’offrir à nos lecteurs différents points de vue et du contenu varié. S’il y avait un point sur lequel j’avais beaucoup insisté dans mes instructions c’était que chacun avait carte blanche, pas de minimum de mots à faire, pas de standard de qualité imposé, rien de tout ça, la seule règle était de respecter la deadline du 25 décembre et de faire des interliens parmi les autres participants et surtout de ne jamais se prendre la tête, comme le disent si bien nos réalisateurs de porno « du plaisir personnel avant tout ».

Pour ma part j’y ai pris un certain plaisir très malsain à rameuter et pseudo-diriger tout ce joyeux petit monde en les harcelant plus ou moins par mail (et encore… heureusement que ma première idée de demander à Exelen de poser en tenue de bunny girl et de donner les photos aux différents participants n’est jamais allée plus loin que le stade d’idée morte-née) et même si on (je) a fait preuve de beaucoup d’amateurisme dans l’organisation du bidule et surtout le gros rush de ces derniers jours où on a fini par un peu tout balancer comme ça nous venait au lieu de bien espacer les publications pour ne pas créer un effet de débordement et de saturation (de toute un billet posté sur un blog reste tant que le blog existe donc peu importe de tout balancer au même moment, on fait confiance à l’intelligence de nos lecteurs pour aller à leur rythme et pour le reste bin « tant pis » aurais-je envie de dire) mais peu importe on a pu aller jusqu’au bout et que si on arrive à créer des mini-débats, à faire en sorte que certaines personnes s’intéressent à ces OAVs et/ou nous disent simplement qu’ils ont aimé le concept et les billets, je dirai que notre objectif de départ sera rempli et que je plancherai pour trouver d’autres idées de concept pour Noël prochain… Et d’ailleurs pas que, ce serait bête de se brider à une seule date butoir par an quand on pourrait s’amuser à différentes périodes de l’année au va et vient de nos idées farfelues mais je diverge beaucoup pour rien là…

D’ailleurs je voudrais faire une mention spéciale à l’ami neokenji qui après avoir lu le billet d’Exelen a spontanément demandé s’il pouvait se joindre à l’aventure et j’avoue que cette initiative, et peu importe que le résultat soit modeste ou non, me fit dire que mes espérances furent dépassées et donc même si ça peu faire très bisounours, je m’en fiche, je le remercie parce qu’il le mérite bien rien que pour l’effort. D’ailleurs à ce propos, il ne faut pas croire qu’on avait formé ce petit comité juste parce qu’on pense être les plus grands, les plus forts, les plus beaux et les plus intelligents (quoique sur ces deux derniers points…) mais juste par soucis d’organisation et de logistique ; d’une part on avait un nombre de personnes assez conséquente et on se disait que si tout le monde allait jusqu’au bout on aurait déjà beaucoup de billets à lire  mais il n’a jamais été question d’exclure qui que ce soit, on voulait juste avoir un groupe plus ou moins hétérogène avec des personnes qu’on considérait comme capable de produire un contenu plus ou moins intéressant même si on avouera que nos e-affinités avec certaines personnes ont beaucoup joué (et on a pas pris Exelen seulement parce que c’était une fille ou parce que cdt sort en douce avec !).

Enfin bref, on me dit dans l’oreillette qu’il serait peut-être temps que je parle de Gundam parce que personne en a rien à foutre du projet et qu’ils veulent juste leur dose d’images porno volées sur pixiv donc pour conclure : on a pris du plaisir à préparer cette petite surprise, on espère qu’elle vous a plu et on espère aussi pouvoir renouveler une expérience du même type avec un sujet qui je l’espère sera tout aussi intéressant tout en produisant un contenu de bonne qualité et agréable à lire.


Une image que vous avez déjà du voir des tonnes de fois et qu’il m’est inutile d’analyser, les autres s’en chargent déjà.

Avant-propos : au fil du temps je m’aperçois de plus en plus que pour mes objectifs dans mes billets que je n’arrive pas à produire un contenu de qualité sans citer des passages d’épisodes ou du contenu avec un potentiel de spoiler plus qu’important. Vous voilà donc prévenus, de plus ce billet aura un côté très ego-blogging vu que je ne vais pas seulement me contenter de parler de 0080 parce que par excès d’orgueil je veux croire que je peux dépasser le simple stade de la critique « j’ai bien aimé, j’ai pas aimé », non que je dénonce cette façon d’écrire qui a autant sa place que mes pavés désorganisés mais juste que quand j’écris un billet, j’ai des objectifs en tête et simplement donner un avis que je considérerais comme superficiel n’en vaudrait pas la peine. Par conséquent, balançons des spoilers dans la joie et la bonne humeur.

0 – Introduction

Comme à mon habitude, j’aime beaucoup poser le contexte qui m’a fait regarder tel ou tel anime et je ne dérogerai pas à la règle. Pour ceux qui ne me connaissent pas trop, mon point d’entrée dans la franchise Gundam fût SEED et Wing en parallèle, l’une parce qu’on était en pleine diffusion du premier et de l’autre parce que j’avais regardé 3 épisodes du second sur M6 et que même si ça m’avait pas botté plus que ça (j’étais plus intéressé par la petite chasseuse de cartes qui trainait sur la même chaîne pendant mes années de collège) j’étais quand même curieux. N’en déplaise aux fans de SEED voire de Wing s’il y en a dans l’assistance, j’avais pour être poli un avis extrêmement négatif sur la franchise et bien que conscient qu’il existait un truc qui s’appelait UC dont on me chantait les louanges, que mes e-friends en fassent de même pour SEED m’avait plus que refroidi. Quelques années plus tard, rebelote aurais-je envie de dire, j’étais pépère à me masturber devant des séries pédophiles à regarder des séries dégoulinantes de moe que mes e-friends me re-harcèlent sur IRC, au détour d’une discussion sur un de nos camarades Thai qui prenait des hormones et avait prévu de changer de sexe (true story, Mereck prends en de la graine), pour que je matte, je cite « la série supra-cool avec plein de gros robots qui s’en foutent plein la tronche sur fond de  géopolitique », à savoir Gundam 00. Comme je suis quelqu’un qui sait faire preuve d’ouverture d’esprit, je décide de mettre de côté ma copie de De la guerre de Clausewitz et de redonner une seconde chance à la franchise parce que j’ai quand même de l’affection pour ces gens qui avaient su me recommander Fumoffu!, Scrapped Princess, Honey & Clover et bien d’autres séries. Malheureusement, l’expérience fût encore une fois très peu concluante, j’avais fait une fixation sur le côté militaro-politique que j’avais voulu balancer à la poubelle et qui m’a beaucoup gâché le visionnage mais quoi qu’il en soit j’étais tout sauf enthousiaste à l’idée de me plonger plus profondément dans la franchise Gundam.

Il m’aura fallu quelques années pour que, sur les conseils avisés de Tetho, je me décide enfin à regarder les trois films de la première série Gundam. Bien que cela ne m’avait pas encore complètement réconcilié avec la franchise, je dois avouer que malgré des passages d’ennuis et un second film que j’avais trouvé assez pesant (n’est pas un Empire contre attaque n’importe qui), j’étais déjà beaucoup plus ouvert à m’intéresser de plus près à cette franchise pour satisfaire ma curiosité. Quelque mois plus tard, j’ai fini par céder à un harcélement de plusieurs années d’un e-friend qui m’exhortait de regarder la série de six OAVs de Gundam 0080: War in the Pocket car selon lui, c’était ce qui allait me réconcilier définitivement avec Gundam et ce en invoquant un argument totalement imparable à mes yeux : ces OAVs furent produites pour les 10 ans de la franchise comme le fût Macross Plus, ça peut sembler léger mais je peux très vite craquer quand on touche à mes cordes (ou autres parties) sensibles. Ca et le chara-design par maître Mikimoto bien sur.

1 – Amitié, romance et prélude à la tragédie

Impossible de ne pas parler de 0080 sans parler d’Alfred, le premier du trio central à ces OAVs, qui n’est rien d’autre qu’un jeune garçon encore en train de faire ses 400 coups et très passionné par tout ce qui touche au domaine du militaire, un peu comme la plupart des garçons de son âge. Je pense que pour beaucoup le personnage d’Al se montrera extrêmement irritant au premier abord par son attitude très immature mais c’est justement là que se trouve le coeur du personnage : c’est encore un gamin et d’ailleurs, sans vouloir me montrer sexiste en excluant les filles mais je n’ai pas trop le choix, certains d’entre nous pourront y trouver un miroir de leur enfance où ils étaient eux-aussi fascinés par ce qui portait au domaine du militaire ; on s’est pour beaucoup d’entre nous amusés à jouer à la guerre de façon plus ou moins innocente dans nos cours de récré, le mercredi après-midi ou le week-end avec nos amis à l’école.

Non il ne s’agit pas de la jeunesse des héros de Honey & Clover

C’est donc à travers l’innocence et les yeux d’Al que la série débute. La guerre qui se déroule dans le contexte de la série se passe très loin de la colonie, restée neutre, dans laquelle il vit et qui plus est, elle semble tirer sur sa fin avec les forces de Zeon qui se rapprochent de plus en plus de la défaite avec chaque jour qui passe. Cela n’affectera en rien la fascination que porte le jeune garçon pour le duché et ses forces armées car si la première série nous posait Zeon comme les principaux antagonistes, avec toutes les nuances qu’il y a mais que je n’ai pas envie de détailler parce que ce n’est pas le sujet, il est important de garder en tête que 0080 se déroule dans une colonie restée neutre dans le conflit de La Guerre d’un an et que ce dernier semble très lointain pour eux donc pas de notion de bien et de mal applicable ni à la Fédération ni au duché de Zeon… Du moins au début.

Le premier évènement important, minus l’escarmouche en Arctique (ou Antarctique ?) pour tenter de capturer le prototype qui y était développé et qu’on aura l’occasion de revoir plus tard, est sans conteste la première bataille qui a lieu au sein même de la colonie et donc dans un milieu urbain et par conséquent habité. Pourquoi je tiens tellement à parler de cette colonie, insister trouzmille fois sur le fait qu’elle soit neutre et tout le tralala ? Pour la très simple et bonne raison que les affrontements Fédération vs Zeon n’ont rien à faire dans cette colonie de base  et que ses habitants doivent la subir lors de cet assaut, ce détail aura son importance tout au long de la série car malgré les dégâts provoqués sur sa propre colonie, Al et ses amis ne trouvent rien de mieux à faire que de se réjouir qu’il y ait une bataille sous leurs yeux tout en étant aux premières loges pour voir ça de près. On pourrait être horrifié de voir des gens se réjouir qu’il y ait un combat juste à côté de chez eux mais encore une fois rappelons le, on voit tout ça à travers les yeux d’un gamin pour qui la guerre reste innocente, avec les robots qui se foutent sur la gueule en guise de version échelle 1:1 de leurs jouets et cette vision de la bataille en cours fait miroir avec le spectateur installé confortablement chez lui qui regarde différentes séries de gros robots pour les voir s’en foutre plein la tronche tout en applaudissant derrière. A l’issue de ce combat, Al se met à suivre la trace d’un Zaku qui a été touché et forcé de s’écraser pour s’abriter dans une forêt en bordure de route, ceci mènera sur la rencontre avec Bernie, pilote du Zaku abattu et deuxième protagoniste clef de ce Gundam.

La première chose qui m’avait frappé était la jeunesse apparente de Bernie, Bernard Wiseman pour les non-intimes, pas que je n’étais pas habitué à voir de jeunes blancs becs totalement émo en guise de pilotes depuis plusieurs Gundam mais on avait eu un aperçu d’une équipe plus âgée lors de la première escarmouche. Quoiqu’il en soit, cette jeunesse va pouvoir le rapprocher d’Al et d’ailleurs ce sera ce lien entre les deux jeunes hommes qui sera au centre de ces OAVs, ça et la tragédie imminente qui plane au dessus de leur tête car oui tout est loin d’être rose dans ces OAVs comme à l’habituée dans Gundam.

Un point qui m’avait interpelé dans le billet de Segfault était son petit passage sur les héros de la mythologie gréco-romaine, même s’il abordait ça sous l’angle des héros et de leur capacités physiques extraordinaires pour créer le contraste avec les personnages de 0080 qui sont tous humains tout ce qu’il y’a de plus humain sans bière ni foot pouvoirs de newtype ou autre, j’aimerais reprendre cette analogie mais cette fois non pas pour créer un contraste mais plutôt pour rester dans l’analogie en abordant cette fois-ci lironie tragique très présente chez certains tragédiens grecs mais j’aimerais plutôt y revenir plus tard car c’est encore un peu tôt sans toute l’exposition nécessaire pour en parler comme il faudrait. (J’aime tease les gens et pas que les filles)

Pour en revenir au duo formé par Bernie et Al, sachons que ce dernier considère Bernie comme un pilote vétéran qui a déjà eu plusieurs victoires à son actif et n’est plus qu’à une victoire pour être reconnu comme un as, assez ironique dans le sens où Bernie n’est en réalité qu’un nouveau pilote inexpérimenté et pour qui cette première sortie fût une défaite malgré le fait qu’il ait pu récupérer des informations sur la localisation du prototype précedemment cité. Avec le temps, Alfred devient à la fois une aide précieuse mais aussi un danger permanent pour la mission d’infiltration de Bernie ; cependant, leur proximité physique feront en sorte qu’ils continueront de se rapprocher l’un de l’autre avec d’un côté Al qui y trouve une figure de grand-frère mais aussi de modèle chez Bernie qui représente ses aspirations tandis que de l’autre côté ce dernier développe un attachement certain pour Al qu’il découvre être doté d’une intelligence et surtout d’une débrouillardise à toute épreuve qui lui sera bien utile à plus d’une reprise. De plus, leurs différentes interactions déboucheront sur la rencontre entre Bernie et Christina Mackenzie, ou Chris pour les intimes, une pilote d’essai pour la Fédération, donc ennemie de Bernie, qui est revenue dans cette colonie peu de temps avant le début de ces évènements.

Une première rencontre sous les étoiles.

Même sans être un grand amateur ni fin connaisseur de la franchise Gundam, j’ai pas mal été exposé à certains blagues assez courantes dans le milieu, l’une d’entre elles parle des femmes pilotes de Gundam et qui ne manqueront pas d’attirer la colère de certaines féministes. En laissant ce genre de considérations de côté et passé le premier contact plus ou moins violent, on verra très vite Bernie et Chris, étant à peu près du même age, développer et montrer les signes d’une certaine attirance l’un envers l’autre. Chris n’étant pas dénuée de charme, design de maître Mikimoto oblige, ni d’intelligence, sans tomber dans l’excès façon Lacus God Clyne, nous offre donc une présence féminine plus qu’appréciable qui manquait pour compléter ce trio de héros qui flirte avec la tragédie. J’exclus intentionnellement les autres personnages tels que les autres membres de l’équipe de Bernie car malgré leur importance pour l’histoire, ils ne serviront pas le propos que je tiens à développer par la suite.

Maintenant que j’ai fini une première introduction des pesronnages, je vais pouvoir vraiment aborder le coeur de ces OAVs.

2 – La perte de l’innocence

Revenons un moment sur le contexte de 0080 qui malgré son titre se déroule pendant l’année 0079 du calendrier de l’Universal Century et nous sommes donc toujours en pleine Guerre d’un An mais tout en étant très éloignée du centre du conflit ; Ray Amuro, Char Aznable et les autres ne sont à peine évoqués indirectement et malgré les escarmouches qui ont lieu de temps en temps, il en ressort vraiment un sentiment de paix qui règne au sein de cette colonie restée neutre. Avec mon expérience de Gundam où j’ai pu voir des conflits plus déplaisants, des personages faisant souvant preuve d’ambiguité morale et des frontières entre le bien et le mal floutées (parfois très artificiellement mais là n’est pas le débat), 0080 s’imposait comme une note très optimiste qui contraste avec le reste de la production du moins au premier abord.

Un rêve de gamin pour beaucoup d’entre nous.

Là où j’ai été habitué à entendre parler de triangles amoureux, de manipulation génétique, d’humains aux capacités surhumaines, de passé tragiques, de jeunes filles tristes dans la neige et j’en passe, la première image que j’ai eu de 0080 était celle d’un enfant qui cherchait sa dose d’adrénaline tout en rêvant d’aventures, de combats, d’explosions à échelle réelle et non plus à travers ses jeux vidéos et ceux avec ses camarades ; pour résumer : celle de l’innocence. Cette première image ne va pas bien sur perdurer longtemps car au fil de la série, Al va se retrouver exposer aux horreurs réelles de la guerre et perdre peu à peu son innocence, ses illusions et la perception qu’il avait jusque là de la guerre.

J’avais toujours eu du mal avec la franchise Gundam et en général le concept de real-robots car malgré tous les efforts et artifices que les scénaristes pouvaient déployer pour créer une atmosphère sombre, j’y ai toujours vu le rôle du pilote de mécha comme un rôle plein de glamour et surtout la narration du point de vue des pilotes comme une vision très édulcorée de la guerre. Or dans Gundam 0080 j’y retrouve cette vision glamour de la guerre dans un premier temps à travers l’innocence dans les yeux d’Alfred mais à la différence que cette vision va se retrouver être trainée dans la boue de façon la plus crude et violente possible, à l’image de l’absurdité de la guerre même.

De son côté, Bernie nous apparaît aussi comme un personnage encore relativement immature malgré son âge plus avancé par rapport à Alfred, ce qui est au début traduit par un égoisme plus ou moins apparent mais aussi une certaine naïveté par rapport au fonctionnement de sa hiérarchie militaire et des ramifications de sa mission. Tout comme Al, Bernie devra lui aussi faire face aux horreurs de la guerre, ce qui devrait être normal étant donné qu’il est militaire mais cela ne change rien au fait qu’il soit encore totalement inexpérimenté et qu’il va subir des expériences traumatisantes lorsque leur tentative de capturer le prototype du Gundam Alex va se solder par un échec plus que sanglant où il sera le seul survivant de son équipe.

Cet échec sera d’ailleurs un point tournant pour le développement du personnage de Bernie, au revoir le jeune soldat qui était impatient de faire ses preuves, au revoir le jeune pilote arrogant et encore ignorant des motivations politiques de la guerre à laquelle il participait jusque là. Ce ne sera plus un jeune pilote fougueux mais un soldat qui sera passé par son baptême du feu qui dira à Al de fuir la colonie après avoir appris que ses supérieurs avaient prévu de la détruire par une frappe nucléaire si jamais l’Alex restait dans les mains de la Fédération. D’ailleurs lui aussi tentera de fuir la colonie, certes par lâcheté mais totalement justifiée par le fait que ses chances de détruire le prototype sont proches du néant absolu, quelque chose qu’Al encore immature n’arrivera pas à comprendre pleinement avant une discussion avec Chris qui marquera un premier pas vers sa maturation.

Malgré sa tentative de fuir la colonie, Bernie trouvera quand même le courage de revenir sur ses pas pour tenter de détruire le prototype et ainsi épargner la colonie d’un désastre imminent. C’est en mettant de côté la peur qui est naturellement présente et ses doutes pour se battre pour une cause qu’il pense juste qu’il atteint vraiment un stade de maturité, là où il était encore une jeune recrue qui se contentait plus ou moins de suivre des ordres, il devient un soldat prêt à mettre sa vie en jeu pour se battre et défendre des causes qui lui sont juste et surtout plus que tout ça, il devient un homme.

En plus de devenir un homme, il se met au cosplay anachronique.

Certains se diront que j’ai laissé Chris de côté et à juste titre car malgré sa contribution très loin d’être triviale dans la tragédie qui est en train de se jouer, elle reste relativement épargnée par cette dernière, son rôle correspondrait plus à celui d’un catalyseur.

3 – Tragédie et Ironie

J’avais mentionné plus haut le concept d’ironie tragique que certains grecs semblaient apprécier entre deux viols de jeunes femmes par des dieux car s’il y a bien un point qui m’avait énormément touché dans 0080 c’était bien celui du drame à l’échelle humaine. Comme il a déjà été dit maintes fois, notre trio n’est pas composé de super héros, de newtypes ou autres êtres extraordinaires, au contraire même ils sont bien plus humains que n’importe quel personnage de Gundam ne l’a été jusqu’à présent avec leurs qualités et leurs imperfections, ce qui les rend d’ailleurs terriblement attachants car sans attachement, pas de tragédie possible.

Il ne sera pas nécessaire de rappeler combien les évènements de la série restent anecdotiques dans la guerre en cours carcelle-ci est déjà perdue dans l’absolue pour Zeon (ce qui ne semble ne pas être un secret pour certains personnages) mais du coup rend cette mission très loin d’être nécessaire (même si on imagine bien les conséquences désastreuses pour Zeon si l’Alex était parvenu en bon état à la Fédération) et par extension les morts des personnages tout aussi inutiles. Bien sûr, le fait que cette mission était superflue n’est pas le seul élément tragique de cette intrigue ; si j’avais autant insisté sur le trio principal c’est bien parce que le vrai drame se déroule à un niveau humain et surtout à l’échelle de ces trois personnages à qui on a fini par grandement s’attacher au fil des épisodes. Pour mieux comprendre ce qui rend ces OAVs aussi poignantes, analysons de plus près la bataille finale.

Avant de parler de la bataille en elle-même, rappelons que propre au concept d’ironie tragique, les personnages subissent le jeu du destin en suivant ce qui leur semble juste mais tout en ignorant certaines informations importantes qui pourraient éviter justement certains évènements dramatiques, or c’est justement ce qui se passe à la fin de 0080 quand Al apprend par son père, qui revient dans le foyer familial pour Noël après s’être réconcilié avec sa femme, que la flotte de Zeon qiu devait effectuer la frappe nucléaire a été interceptée par les forces de la Fédération et que par conséquent le danger de la catastrophe nucléaire qui pesait au dessus de la colonie n’a plus de raison d’être. Malheureusement il ne l’apprend que trop tard et malgré tous ses efforts, ne pourra en informer Bernie à temps. C’est donc ainsi que la bataille entre Bernie et Chris débute avec les deux pilotes totalement ignorant de l’identité de leur adversaire.

S’il y a bien quelque chose de poignant dans ce combat, c’est bien sa présentation : les hostilités débutent avec l’image du Zaku de Bernie en train de scruter les dangers éventuels avec son oeil unique, une image qui a toujours eu quelque chose de menaçant jusque là à cause du rôle d’antagonistes des forces de Zeon mais bien sur cette image négative n’a plus de raison d’être maintenant ; en face, nous avons le Gundam de Chris qui effectue son atterissage et se prepare au combat. En somme, des images qui nous sont familières car à moins que ma mémoire me joue des tours, il me semble que beaucoup d’affrontements terrestres débutent ainsi dans Gundam. Pour rappel, l’Alex de Chris n’est pas non plus en parfaite condition à cause de la bataille avec les membres de l’équipe de Bernie lors de la tentative de capture du prototype, du coup c’est donc avec un robot endommagé et surtout non-réarmé que Chris se lance dans le combat.

Le début de l’engagement se poursuit dans un environnement boisé où Bernie avait préparé quelques « pièges » avec le peu de moyens à sa disposition car sa seule arme est une arme de contact et face à la mitrailleuse intégrée dans le bras de l’Alex, il était en claire position d’infériorité. C’est donc avec en faisant preuve de tactiques qu’il arrivera à attirer Chris, qui on le rappelle est pilote d’essai et surtout manque cruellement d’expérience de terrain, à un niveau suffisamment rapproché pour détruire le bras armé de l’Alex au prix de dégâts sur son unité et surtout de blessures personnelles non négligeables.

Aïe ça fait mal -Marie Antoinette, 16 octobre 1793

S’il y’avait quelque chose qui m’avait toujours dérangé dans les affrontements de robots, c’était la « déshumanisation » du combat qui s’effectuait à chaque fois. Ayant été nourri à Hokuto no Ken, JoJo’s Bizarre Adventures, Shigurui et autres gros manga de baston où les affrontements mano-a-mano étaient légions et surtout d’une grande violence, je n’ai jamais retrouvé cette intensité dans les affrontements de mécha car lorsqu’un personnage humain se fait arracher un bras dans un combat, on éprouve souvent une certaine empathie qui renforce le choc et l’émotion qui en résulte est extrêmement forte, chose que je ne retrouve que très rarement dans un combat de machines car quand un robot perd son bras que fait un spectacteur lambda ? Il applaudit car les conséquences sur le pilote ne sont pas généralement mise en avance car il est encore en sécurité dans son cockpit (bien sur il existe nombre d’exceptions mais là n’est pas la question), or dans 0080 grâce à l’échelle plus réduite de ces OAVs on a une vraie « vue d’intérieur » du combat oserais-je dire ; tout y est intense dans l’imagerie du combat, on vibre suite à la violence qui prend lieu sous nos yeux le tout saupoudré d’images d’Al toujours résolu à arrêter cet affrontement qui ne devrait pas avoir lieu et ce désespérement.

En parlant de désespoir, ce serait l’un des termes qui qualifierait le mieux ce combat où l’improvisation est maître mot jusqu’à la phase ultime : un face à face où Chris dégaine le beam saber de son mécha avec les deux pilotes en train de charger l’un vers l’autre. Cet ultime échange se conclut sur la décaptitation de l’Alex tandis que le Zaku se fait transpercer au niveau du torse, là où se trouve le cockpit.

Je suis extrêmement tenté de faire une blague faisant référence à Umineko.

La série portant Gundam dans son titre, il n’est donc pas étonnant de voir Bernie perdre la vie dans ce combat et ce d’une façon peu enviable : on entendra en fond un des soldats dire qu’ils n’ont rien retrouvé dans le cockpit du Zaku si ce n’est un tas de viande hachée. On peut donc s’imaginer que Bernie a été littéralement vaporisé et a vu ses restes désintégé par le sabre du Gundam, par chance on nous épargne la vue du cockpit mais le pauvre Al qui a vu la bataille se dérouler sous ses yeux ne sera pas à l’abri de ce commentaire qui sonne pour lui le glas pour l’ami et le grand frère qu’il venait de trouver. Comme si ce n’était pas suffisant, tandis qu’un des soldats lui demande s’il va bien (question stupide duh), le voilà qui aperçoit le pilote de l’Alex grièvement blessé et ne réalise que maintenant qu’il s’agissait de Chris tout du long ; douce ironie quand tu nous tiens…

Comme on vient de le voir, 0080 ne se contente pas de nous montrer des images fortes ou de nous narrer une histoire tragique, il nous met, nous en tant que spectateur, directement dans l’action en nous donnant les informations clefs qui auraient pu éviter toute tragédie si tous les personnages les partageaient mais aussi en nous forçant à assister à la bataille comme dans n’importe quelle série de robots. Cela aurait pu s’arrêter au simple stade d’affrontements de mécha comme on a souvent été habitué mais là où War in the Pocket va plus loin vient du fait que tout a été fait pour qu’on s’attache aux personnages tout au long de ces 6 OAVs de 20 minutes. Le combat final n’est pas juste un affrontement entre un protagoniste et un antagoniste mais entre deux « héros » et en tant que spectateur, nous nous retrouvons « forcés » à regarder ce combat se dérouler sous nos yeux, impuissants tout comme Alfred.

Certains pourront y trouver de la sur-analyse mais je me plais à penser qu’il s’agit d’un gros doigt d’honneur et une grosse baffe que la série nous inflige en nous présentant ce combat final comme n’importe quel autre combat de robots : un divertissement auquel on a toujours été habitués en tant que spectateur, un divertissement qui trouve sa source dans la souffrance des personnages. D’ailleurs on y retrouve un écho avec le personnage d’Alfred qui a toujours glamorisé la guerre et se retrouve à la vivre avec une place au premier rang ; le désir de voir des affrontements de robots géants des amateurs de séries de mécha est ici traduit par le désir enfantin d’Al et qui se retrouve encore une fois trainé dans la boue. La série récompense Al, et par extension le spectateur, pour leur patience et leur offre ce qu’il(s) cherche(nt) : un affrontement entre un Gundam et un Zaku mais ce dernier est à l’image de la guerre : futile.

Pour ceux qui se demandaient encore pourquoi j’offrais un burger aux participants du projet.

4 – Contraste

Je dois avouer que beaucoup d’éléments dans cette série d’OAVs semblent être en dissonance avec le reste, je parle ici des différents contrastes qui ont été disséminés ici et là.

Le premier d’entre eux est sans conteste le contexte temporel et le décor : nous sommes à l’approche de Noël, dans une colonie neutre loin du centre de la guerre et dans un environnement urbain, surement pas un endroit où on pourrait s’attendre à voir des affrontements entre les forces de la Fédération et le duché de Zeon (je sais je radote énormément mais on ne rappelle jamais assez certaines choses). Encore une fois ce que je dis n’engage que moi mais rien que lors de la première escarmouche, la présence de GMs de la fédération avait quelque chose de dissonant avec l’environnement urbain de la colonie comme si dès le départ on nous disait qu’ils n’avaient rien à faire ici et pas seulement à cause de la neutralité de la colonie mais simplement que graphiquement ils « n’ont rien à faire ici ». J’évoque ici un paradoxe graphique car à mes yeux, le design des GMs de la fédération, à la fois au niveau des couleurs mais aussi de leurs formes les faisait ressortir grandement du paysage urbain dans lequel se livrent les affrontements.

De plus pour en revenir à la bataille finale où Bernie utilise des décorations de Noël gonflables pour créer des leurres pour à la fois divertir l’attention de son adversaire mais aussi épuiser ses munitions pour forcer le corps-à-corps, on se retrouve encore une fois avec une imagerie à la fois en décalage avec le combat mais qui porte une symbolique assez forte pour le peu qu’on accepte de voir dans ce Père Noël gonflable, un symbole de l’enfance, qui éclate suite aux balles qui lui sont tirées dessus une métaphore de la perte de l’innocence de chacun de nos protagonistes.

On peut bien sur trouver d’autres exemples de contrastes présents dans ces six épisodes mais comme je ne suis pas là pour créer une liste exhaustive d’exemples je vais plutôt en citer un qui n’est non pas imagé mais plus dans l’interprétation qu’on veut bien faire de ces OAVs. Si j’avais beaucoup insisté sur la nature très superficielle de la mission et la distance physique de la colonie Side-6 par rapport aux grands évènements de la série c’était bien pour parler de l’échelle très réduite appliquée à 0080, j’entends par là qu’il s’agit d’un évènement totalement anecdotique et des personnages qui ont une importance très mineure dans l’absolu pour l’Universal Century et pourtant malgré tout c’est ici que j’y ai trouvé mes moments d’émotions les plus forts. Pas besoin de faire mourir dix pilotes bishônen ou cinq jeunes filles moe à la suite pour susciter de l’émotion chez un spectateur, ici le travail de la tragédie et le traitement très humain des personnages suffit pour créer un drame authentique sans gros artifices ou pathos abusif, mais plus important que tout : un drame humain.

(En fait l’un des plus gros contraste vient de la présence d’un article sur Gundam sur ce blog écrit par moi-même… orz)

5 – De la futilité de la guerre

L’un des derniers points que je compte aborder et pour conclure ce billet réside dans le discours final de Bernie, pré-enregistré pour Al au cas où il perdrait la vie au combat. On pourrait s’attendre à y trouver un message moralisateur et manichéen de la part des scénaristes et du réalisateur qui viendrait noircir le tableau mais, heureusement, il n’en est rien. Cet enregistrement est à la fois extrêmement fort par le message qu’il porte, on y voit un Bernie qui a atteint pleinement sa maturité et qui nous dispense d’un message optimiste sans tomber dans une morale démagogue et forcée mais qui sonne aussi comme vraiment authentique et surtout personnel car en contraste de ce discours très mature on y retrouve aussi la trace de la jeunesse de Bernie, qui nous permet d’accepter ses mots comme non pas ceux venant d’une figure d’autorité mais bien d’un être humain à notre niveau. L’ultime phrase de l’enregistrement, « passe le bonjour à Chris de ma part » bien qu’hautement ironiquement tragique nous laisse sur une fin plus qu’optimiste et, vous allez penser que j’abuse de ce terme mais je m’en fiche, authentiquement humaine.

La mort de Bernie ne fait bien sur que renforcer la force de son discours car non seulement il meurt pour ses idéaux mais en plus mis à part Alfred, il n’aura personne pour se souvenir de lui et de son héroisme. Sa mort fait partie de celles en anime qui ont un vrai sens, il est facile d’éliminer un personnage important dans une série pour tenter de créer de l’émotion mais très souvent passé le choc du moment, l’émotion retombe car le personnage n’avait pas eu un traitement suffisamment important pour que le lecteur ou spectateur se sente réellement affecté et à ce titre, Bernie aura beau mourir de façon « inutile » dans l’absolu, il rejoint mon panthéon de ces héros qui ont une mort qui a vraiment un sens car elle nous apporte plus que du rebondissement scénaristique, un panthéon où on y retrouve des figures emblématiques de Hokuto no Ken pour ne citer que ceux-là (et ceux qui me connaissent comprennent à quel point je peux avoir du respect pour Bernie).

Je pourrais m’étendre longuement sur ce discours mais je pense que rien ne pourra remplacer le discours de Bernie placé dans son contexte et je m’arrêterai là dans l’analyse.

Pour ma part j’ai trouvé dans ces OAVs le Gundam qui m’aura réconcilié avec la franchise, celui qui me donnera le courage de découvrir le reste de la franchise, un Gundam qui m’a touché profondément et de façon véritable. Plus qu’un simple divertissement de 6×20 minutes, j’y ai trouvé une oeuvre authentique qui cherche à aller plus loin que le simple duel de gros robots, non seulement Gundam 0080 fait office de magnifique hommage aux 10 ans de la franchise de laquelle il est tiré comme Macross Plus le fera 4 ans plus tard pour Macross, ces OAVs font office de d’exemples de pourquoi Gundam peut fédérer autant de fidèles.

J’espère avoir su transmettre mon affection pour Gundam 0080: War in the Pocket et y faire hommage.

A un héros, mort pour nos pêchés.

Concluons donc ce billet, en espérant qu’il vous a plu, sur quelques mots de Ron Perlman.

I’m thankful to be breathing, on this side of the grass. Whatever comes, comes.

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9 réponses à “Noël 2010: War, war never changes…”
  1. [...] War, war never changes… billet conclusif du projet, sur Hourai Neetwork [...]

  2. [...] This post was mentioned on Twitter by Lux, Lux. Lux said: RT @FFenril: Conclusion du projet Gundam 0080 sur Hourai Neetwork : War, war never changes… http://bit.ly/e63Cv5 [...]

  3. [...] MacKenzie mérite notre respect Kabu – La guerre c’est dans la poche Nyo – War, war never changes… Bonus – Mikimoto Haruhiko Illustrations – Gundam INTO THE [...]

  4. Tabris dit :

    J’attend avec impatience le billet suivant :p

  5. neokenji dit :

    Nyo > Quel honneur, je vais rougir :p

    Et pour le titre du billet, j’ai failli lire « war has changed ». Faut que j’arrête de jouer à MGS moi…

  6. [...] dans le vide en exprimant son avis, mais peu y répondent. C’est pour cela que je trouve le projet de Noël est une excellente idée, malgré la densité d’articles qui en a découlé. Cependant, des [...]

  7. [...] projet porteur d’espoir naissait, sous l’impulsion d’un groupuscule, où chaque membre allait contribuer à sa façon à une vision commune. Faisant fi des critiques et des jalousies, [...]

  8. [...] il y a certes eu de l’activité depuis avril 2010 comme avec le billet sur Gundam 0080 [-> Noël 2010: War, war never changes...] ainsi qu’une demi-douzaine d’autres articles mais seul celui sur Sengoku Rance [...]

  9.  
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